[Review] Flash Infinite (tome 1)

En dehors de la Justice League et de quelques épisodes à l’époque de New 52, je connais très mal les bolides de DC comics mais, lorsqu’un collègue des GG Comics, SN Parod, m’a vanté les mérites de Flash Infinite, je n’ai pas pu résister à l’envie de partir à la course de cette relance.

Un résumé pour la route

Ce volume rassemble les épisodes The Flash 768 à 771 et The Flash 2021 Annual 1 publiés en 2021 par DC comics aux États-Unis et en France par Urban comics le 1er avril 2022. Ces épisodes ont été écrits par Jeremy Adams (Future State : Superman : Worlds of WarFuture State : Suicide Squad), dessinés par Brandon Peterson (Green LanternsUncanny X-Men), David Lafuente (Ultimate Spider-ManOnce & Future), Kevin Maguire (Justice League InternationalWildC.A.T.S) et Fernando Pasarin (Green Lantern CorpsJustice League).

Ayant subi de douloureux changement personnel, Wally West, troisième Flash, décide d’abandonner le super-héroïsme pour se consacrer à sa famille. Pour faire disparaître ses pouvoirs, Wally et son mentor Barry Allen font une course. Mais lors de cette compétition amicale, Wally disparaît dans le courant temporel.

On en dit quoi sur Comics have the power ?

Cette nouvelle série est autant celle de l’actuel Flash, Barry Allen que celle de son ancien sidekick Wally West. Flash Infinite a eu, pour moi, le parfum d’une nouvelle rencontre. Avant d’ouvrir le livre, je n’avais pas d’attache particulière avec Wally West bien que je sache que de nombreux lecteurs le regrettent. Comme dans un rendez-vous, j’ai commencé par découvrir son passé. Dans la préface reprenant la biographie très heurtée de Wally West et la première page, on comprend que DC a depuis quelques années violenté ce personnage. J’ai l’impression que l’éditeur ne savait plus quoi en faire depuis que Barry Allen a de nouveau endossé le rôle de Flash. Ce volume serait alors un moyen de le relancer.

Ensuite, on découvre la personnalité de notre promis et Flash Infinite devient alors très fort. Alors que Barry est un scientifique passionnée mais un peu froid, Wally a toujours été un gars normal qui certes vit des aventures extraordinaire mais place sa famille avant tout comme dans New Teen Titans. Il fait souvent référence à sa femme puis on rencontre sa fille. Tout cela est très mignon. Wally n’a cessé de vouloir être au niveau de son mentor. En effet, la course entre les deux Flashs qui ouvre le premier épisode est aussi le moyen pour chacun de reconnaître le rôle de l’autre.

La prochaine étape est la rencontre avec la famille : Wally voyage aux limites du temps en passant de Mésozoïque au futur, prenant possession des corps d’anciennes incarnations de speedsters. La survie au milieu des dinosaures est un moment fun mais on peut trouver le patriarche de la famille, Jay Garrick, un peu cul béni. On découvre également les problèmes familiaux car, au départ, on ne voit aucun vilain mais des héros en désaccord. Green Arrow en veut à Barry car, au cours d’Heroes in Crisis, il a tué son ancien élève Arsenal. Le fan de la continuité DC est aux anges car on croise Mister Terrific, Impulse, la plus récente Gold Beetle et il y a sûrement de nombreuses autres références que je n’ai pas comprises. En effet, le scénariste Jeremy Adams par ce voyage dans le temps propose aussi un parcours des séries Flash et même du style des comics à l’image de Stormwatch. Cependant, ce premier tome est facile à suivre pour un lecteur néophyte comme moi bien que la force véloce qui donne le pouvoir aux speedsters devient un concept de plus en plus complexe et difficile à suivre.

Dessinant dans chaque épisode la partie dans le présent, Brandon Peterson a un style réaliste très détaillé et agréable à la lecture mais manquant d’originalité. D’autres dessinateurs interviennent ponctuellement pour illustrer les voyages dans le temps de Wally. Marco Santucci est si proche que j’ai du mal à le distinguer mais il s’en sort très bien avec les dinosaures. A l’inverse, David Lafuente qui se charge du futur, adopte des formes plus rondes et cartoony mais très agréables et bien dans l’esprit plus drôle de cette partie. L’ensemble est unifié par la colorisation superbe et, très vive, correspondant parfaitement au thème positif du livre. Jack Herbert se charge de la Seconde Guerre mondiale dans une style aussi réaliste mais avec un encrage plus présent et des couleurs plus sombres. L’ayant croisé dans la Justice League International, j’ai adoré retrouver Kevin Maguire qui s’amuse dans un pastiche des comics de l’âge d’argent. Fernando Pasarin reprend la mise en page en gaufrier d’Heroes in Crisis.

Alors, convaincus ?

Flash Infinite est une série parfaite pour une première rencontre avec Wally West. Le scénariste Jeremy Adams reconstruit à la fois le personnage et la série. En effet, Wally, piégé dans le temps, ne pourra sortir que lorsqu’il aura réparé la force véloce et donc quand il aura découvert sa place.

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