[review] l’Intrépide 1900

J’ai toujours été une quiche à Mario Kart ! Sans déconner dès le premier opus j’avais l’impression d’avoir été amputé de deux phalanges à chaque doigt tellement je faisais n’imp. C’est bien simple même Jojo du Balto avec sa cirrhose du pif et son delirium pas très mince me collait des dégelées alors qu’il avait cinq grammes dans chaque œil. J’étais un perdant magnifique, l’unijambiste de la main droite, le Petrucciani de la loose !

Puis lors d’un jour béni entre tous de la fabuleuse année 1998, je découvrais sur la chaîne game one un virtuose de la gamelle avec rétablissement sur la mâchoire, le prince aux gros doigts : Marcus ! Enfin je n’étais plus seul à être un gros jambon au jeu et à en rire !

Mais chose que j’ignorais à l’époque, c’est que ce journaliste de l’extrême et moi-même partagions aussi la passion des comics et qu’en sa folle jeunesse peuplée de col roulé orange et de cagoule en laine, le jeune Marcus avait créé son propre super héros, L’intrépide ! Et c’est bien le deuxième tome des aventures de sa création d’enfance que Monsieur Level One nous propose aujourd’hui.

Level One !

L’intrépide est un jeune adolescent vivant dans les années 1970 et qui a acquis ses pouvoirs grâce aux casseroles de sa mémé Yvonne. Cette dernière ayant été un temps cuisinière de Marie et Pierre Curie, il se trouva que ses ustensiles de cuisine ont été irradiés. Nourrissant son petit-fils avec de bons petits plats confectionnés dans les galtouses radioactives, elle a donc participé activement à la mutation du gamin. Des pouvoirs tout à fait étranges car dès que le loustic boulotte un animal, il en acquiert les capacités. Donc en gros s’il mange du steak, il va se retrouver avec la force d’un bœuf mais ce pouvoir est bien moins utile quand le gars se tape une douzaine d’escargots.

Dans le tome précédent et par un biais que nous ne dévoilerons pas ici, le jeune héros et son ennemi de toujours, le Voleur Vert, se retrouvaient projetés dans le temps. C’est donc au cours de l’exposition universelle de 1900 à Paris que nous retrouvons l’Intrépide à la poursuite de sa Némésis alors que ce dernier a dérobé le présent que le Président de la République réservait à un Maharadja au nom imprononçable ! Après une course folle ou le justicier perdra son fond de culotte, c’est avec le séant aux vents qu’il interceptera le scélérat et restituera le bien volé à son propriétaire légitime. Mais sa mission est loin d’être terminée car bien d’autres soucis vont poindre le bout de leur nez et pire encore : le Voleur vert va réussir à s’échapper et à posséder le corps du grand Gustave Eiffel !

Qu’est ce qu’on en pense sur Comics have the Power ?

C’est du bon gros délire de geek, un fantasme infantile enfin exaucé (merde ça c’est moche comme image) ! On sent bien que le fort sympathique Marcus, que vous connaissez peut-être si vous suivez l’actualité des jeux vidéo soit sur Game One ou sur feu Nolife, s’est fait plaisir en mettant dans un vaste fourre-tout toutes les inspirations et références des mondes de l’imaginaire auxquelles il est attaché. Du super héros bien sûr mais aussi du Star Wars, du Retour vers le futur, du Indiana Jones, du Steampunk et des dizaines d’autres clins d’œil à la culture geek. Dit comme ça, on se dit que ça pourrait être indigeste et bien figurez-vous que ça ne l’est pas pour un rond ! Le secret : ne jamais se prendre au sérieux ! C’est volontairement que son héros est ringard à souhait mais aussi désuet dans ses expressions et c’est avec nombre de « saperlipopette » et autres « gredins » que ces dialogues loufoques vont avoir lieu. Et franchement que c’est drôle, pas forcément subtil non mais invariablement drôle et ce quand bien même l’auteur tape en dessous de la ceinture et n’hésite pas à faire sortir de la toile d’araignée du fondement de son personnage.

Côté dessin, les réalisations d’Alexis Tallone sont tout à fait honorables et respectent les codes et la mise en page des années 1970 et 80. On se retrouve ainsi très souvent avec des décors minimalistes et des fonds de cases aux couleurs exotiques. Le charme de l’ancien en somme !

En bref !

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas là d’un chef-d’œuvre mais on s’en tamponne le coquillard parce que ce n’est pas le but ! Non on est bien dans du burlesque, de l’humour à papa mais un papa geek ! C’est bon enfant au possible, fait sans autre prétention que de vous promettre quelques belles poilades bien senties ! Excellent divertissement les ptizamis !

Dragnir

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