[review] Judge Dredd : Les Liens du sang

On a tous un vieil oncle qui concasse les protubérances testiculaires. Un de ceux que rien qu’a l’évocation du nom t’as le colon qui te remonte a t’en donner mauvaise haleine.

Je vous parle du vieux moisi qui parle de divorce en plein mariage ou du fait que la mariée devrait pas se marier en blanc vu qu’elle a , dans sa folle jeunesse, été chaude comme un réchaud à gaz et qu’habitant non loin de la caserne de la 7ème division de blindés, elle connaît bien la marche militaire la bougresse. Vous voyez le broyeur de pruneaux dont je parle ? Celui qui vous affuble du surnom que vous avait collé la tante Berthe, dit Berti le furoncle, et que vous tentez désespérément d’effacer de la mémoire collective et cet adepte du torche-fion à roulement à bille vous le balance devant l’assemblée et Monsieur le Maire au moment où vous alliez convoler en juste noce !

L’ultime connard, le fumier magnifique !

On en a tous un comme ça parce qu’on a tous une famille. Même les personnages les plus asociaux ont leurs couillonnades tribales. Prenons le Grand Judge Dredd par exemple et bien pépère justice, le petit facho des peuples, il y a le droit aussi !


Si si je vous jure c’est dans le magnifique tome sortie par Delirium et intitulé : « Judge Dredd ; les liens du sang » .

Pour ceux qui l’ignoreraient, Dredd est en fait le clone du premier grand judge : le Judge Fargo. Et même, il n’est pas le seul clone puisque son « frère Rico », de triste mémoire , était lui aussi issu de cette noble souche avant de mal tourner et c’est un euphémisme ! Et bien sachez qu’à Méga City one, quand on s’est coincé les poils du pubis dans la fermeture éclair du jean, on ne passe pas à la braguette à boutons pour autant. Et donc un autre clone de Dredd arrive en tant que cadet dans le corps des Judges. On suivra sa formation auprès du « grand frère » ( toute ressemblance avec un certain Pascal est à oublier ) puis son évolution en tant que Judge dans ce monde complètement dingue de Méga City ou il fera la preuve qu’il est bien digne de sa lignée génétique… Mais … Car oui il y a un mais, il n’y a qu’un seul Dredd !

Connaissant mon engouement pour ce personnage et cet univers, je ne vais pas vous dévoiler davantage de choses, je risque de m’emballer. De cette façon vous n’aurez pas l’impression que j’ai tenté d’uriner dans votre Baba au rhum ! Mais sachez simplement que ce n’est pas la seule surprise concernant la famille du grand Joe ! On découvre une autre facette du personnage et finalement de ce que sont ou doivent être les Judges.


Cet univers dystopique fascisant a encore bien des choses à nous montrer et comme à chaque fois démontre une belle subtilité politique et sociale !
John Wagner ( co-créateur du personnage) a toujours la flamme et nous délivre des scénarios de haute voltige et totalement nimbés de cet esprit punky qui caractérise Dredd ! C’est dingue, c’est crade et c’est un putain de monde de cauchemar ou rester humain est quasi impossible !

Étant donné que ce tome est un recueil quasi anthologique des récits « familiales » de Dredd et qui reprend notamment l’arc « Brother of the blood », Nous avons aux pinceaux trois dessinateurs : le regretté Carlos Ezquerra co-créateur du personnage, Simon Fraser à qui l’on doit Nikolaï Dante et quelques Doctor Who, enfin Colin MacNeil lui aussi un pur produit 2000AD qui a déjà plus d’un Dredd à son actif. Chaque artiste a bel et bien sa patte mais tous respectent parfaitement le « Dredd Spirit » et donnent l’éclairage de fin du monde perpétuelle qui règne dans les rues de Méga city One !


Pour ce qui est du travail d’édition, on peut dire que Delirium ne nous a pas pris pour des courges et c’est du soigné qui susciterait des moiteurs génitales au point de se prendre pour le Docteur Montagnier à un congrès antivax bouffeur de papaye ! La reliure est excellente, la cover tout à fait terrible et le papier est une caresse langoureuse le long de vos petits doigts excités ! On savait les gens de Delirium respectueux de leurs lecteurs au travers de leurs nombreuses parutions toujours de qualité remarquable au point que l’on peut dire d’eux qu’ils cultivent l’excellence !!

Pour moi, nous avons avec ce « Judge Dredd , les liens du sang » affaire à un incontournable que ce soit pour les amateurs du judge mais aussi pour ceux qui aiment le cyberpunk ! Alors arrêtez de vous vriller le sillon interfessier avec votre oncle tout moisi et venez voir Tonton Joe !!

Suivez le juge sur une autre aventure chroniquée par Dragnir: Démocratie.

Dragnir

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