[review] Star Trek : Docteur MacCoy

Les mots ont une incroyable puissance ! Voyez par exemple, il suffit que Jean-Connard dise qu’il y a trop de ceci ou trop de cela (insérez la minorité de votre choix ici) dans les comics pour qu’invariablement j’ai envie de lui réorganiser la tronche façon steak tartare en lui balançant mes 130 kilos d’amour sur le coin du groin. Mais les mots sont tellement forts que, malgré son désarroi fascisant, notre bulot humain va continuer ces lectures qu’il considère pourtant comme honnies . C’est bien simple : les mots sont aussi puissants que les gens sont cons, c’est vous dire.

C’est dingue qu’un simple assemblage de lettres puisse donner d’aussi éminentes émotions! Pour ce qui me concerne, il me suffit d’entendre ou de lire une simple phrase, quelques mots jetés sur quatre notes de musique pour que qu’un sourire béat vienne me fendre la courge : «Espace, frontière de l’infini…. » ! Le rêve , l’aventure, l’espoir d’un univers et d’un futur où l’humanité aurait enfin grandi ! Star Trek putain, Star Trek ! La plus grande et la meilleure saga télévisuelle de science fiction à ce jour !

Alors, je vous prie de me croire quand je vous dis que la perspective de me lire Star Trek :Docteur MacCoy par le grand John Byrne chez Delcourt m’a collé des étoiles plein les mirettes et aussi un peu de picotis d’excitation dans le scrotum.

Quoi de neuf Bones ?

L’enterprise a fini sa mission de cinq ans depuis quelques années et chaque membre d’équipage a suivi son propre chemin. James T Kirk est désormais Amiral et supervise la restructuration de son vaisseau tant aimé. Le docteur Leonard « bones » MacCoy a quitté Starfleet et, sur les bons conseils de son ex-capitaine, s’est inscrit au programme fédéral des médecins de frontière qui consiste à porter une assistance médicale aux mondes éloignés ou qui ne seraient pas membres de la fédération.

Voici donc notre bon Docteur voguant d’épidémies en maladies, de planète exotique en planète en guerre explorant de nouveaux mondes étranges, d’autres civilisations et au mépris du danger, avançant vers l’inconnu.

Son périple, MacCoy ne va pas le vivre seul. Il est accompagné du médecin et pilote Jon Mikael Duncan et d’une invitée impromptue en la personne d’une jeune Andorienne du nom de Theela de la maison Trelahn ! Ensemble, ils vont parcourir le Quandrant Alpha de notre galaxie à bord du vaisseau CRN 1841 « Joanna ». Alors qu’ils tentent de ramener la jeune passagère clandestine vers sa famille, ils reçoivent un signal d’alerte médicale venant de la colonie terrienne située sur Ophiucus III. Arrivés sur cette planète forestière, ils découvrent des colons faisant face à une pathologie inhabituelle et meurtrière qui va accélérer sa propagation au point que les deux praticiens vont être contaminés. D’où vient ce virus étrange et surtout quelle est la nature de la végétation qui semble se révolter contre les colons ?

« Il est mort, Jim »

C’est juste la rencontre de deux mythes pour moi ! Tout d’abord, l’artiste qui a certainement le plus marqué mon adolescence avec ses X-Men en collaboration avec l’inestimable Chris Claremont ou encore avec son Superman Man of Steel, le grand John Byrne. Sa maîtrise de la narration graphique et son trait reconnaissable entre tous ont clairement marqué la génération dont je fais partie. On peut sans grande contestation lui attribuer le statut de « légende vivante du comics ». Et en plus du talent indéniable dont il fait preuve, le Monsieur est aussi un grand fan de SF et notamment de Star Trek et cela devient une évidence au regard du nombre de références qu’il place et exploite dans ce récit sur le docteur de l’Enterprise. Croyez bien que, pour le fan invétéré que je suis, c’est un plaisir de découvrir des clins d’œil à foison et un background tout à fait familier !

Pas de crainte cependant pour les néophytes, même quelqu’un qui découvre cet univers (mais où étiez-vous ces 55 dernières années??) ne serait pas perdu et y trouvera une série d’aventures avec un petit fil rouge et tout à fait dans l’esprit de l’œuvre de celui que l’on surnommait « le grand oiseau de la galaxie » , Gene Roddenberry créateur de la saga.

D’ailleurs, j’en profite pour vous inciter à vous pencher sur le « Star Trek verse » qui ne compte pas moins de 7 séries TV , une série animée et 13 films ! C’est un très vaste univers incroyablement fourni ! Mais ce n’est pas la quantité qui fait la qualité, alors pourquoi Star Trek , c’est si bon ?

Tout réside dans l’écriture ! Pour chaque épisode, il y a une vraie recherche d’originalité qui fait la bonne SF. Pour chaque épisode, il y a le souffle d’aventure épique que procure la découverte et l’exploration. Pour chaque épisode, il y a des réflexions, un message qui donne a penser. Pour chaque épisode, il y a de l’action et de l’humour !

Bien sûr chaque série a sa propre tonalité. Certaines, comme Star Trek Next generation ou Voyager, sont basées sur la rencontre avec l’inconnu et d’autres sur la géopolitique de l’univers comme Deep Space Nine. Mais le point commun à toutes ces séries, c’est cet esprit « trekkien » qui réside dans l’espoir que l’humanité se transcendera et trouvera dans les étoiles la sagesse !

Mes amis, le monde sans Star Trek serait beaucoup moins beau !

Dans le comic, cette suite de petites aventures du Docteur MacCoy fait le lien entre la série originale et le premier film et c’est donc un récit fait par un amoureux, un vrai trekker. Et ça se sent ! Elle respecte parfaitement les critères que j’ai mentionnés auparavant tout en proposant son propre lot de nouveautés et d’originalité ! Un bien bon bouquin.

« Scotty au rapport »

Suis-je vraiment objectif ? Non et j’en ai strictement rien à carrer ! Lorsque je regarde une série ou que je lis, seules comptent les émotions que je ressens, le voyage que je vis. Star Trek m’a toujours comblé dans ces deux domaines et ce « Star Trek : Docteur MacCoy » ne fait pas défaut à cette règle ! Oui, ce comics m’a emmené « where no man has gone before » !!

Si ces aventures spatiales vous plaisent, vous pouvez retrouver la chronique de Dragnir sur le crossover Star Trek / Planet of the Apes.

Dragnir

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