[review] Transformers tome 1

Alors, c’est un fait acquis, je suis un vieux con ! Mais ce qui est moins connu, c’est que j’ai été un jeune con voire un enfant un peu con ! Par exemple, quand j’entendais qu’une personne s’était fait abattre à « bout portant », je me disais que les gens étaient fous de continuer d’aller à un endroit aussi dangereux que cette ville de « bout portant » ! Ou encore, lorsque ma tata Ginette était sur le point d’accoucher de mon gros naze de cousin Jean-Gérald et que mon oncle a dit au docteur que sa femme avait « perdu les zoo » , cela m’a confirmé l’incroyable bêtise de ma tante ! Comment , dans un tel moment, avait-elle pu perdre autant d’animaux et sauvages en plus !?!

D’accord, bien con le Dragnir de 8 ans ! Tellement con que je suis passé complètement à coté du phénomène Transformers à l’époque et mon intérêt pour cette franchise ne fut éveillé qu’a la vision d’une Megan Fox se penchant sous le capot de la voiture de Shia La Beouf , prénom diarrhéique s’il en est. Et bien au vu des comics, c’était une cruelle erreur que j’ai pu corriger grâce à l’excellent éditeur Vestron qui publie le parfait point d’entrée dans cet univers !

Bon comment c’est foutu ?

Aujourd’hui est un jour important pour le jeune cybertronien Rubble car, accompagné de son mentor Bumblebee , il doit rendre pour la première fois visite à celui qui va devenir son instructeur : le légendaire et vénérable Brainstorm ! Ce voyage sera l’occasion pour le néophyte de s’émerveiller devant les splendeurs qu’offre la planète Cybertron et même de rencontrer une vieille amie de son tuteur en la personne de la farouche Windblade officier de sécurité.

Mais tout n’est pas parfait dans la belle mécanique de la société robotique. Certains cybertroniens qui se sont baptisés les Ascenticons contestent l’application du décret Nominus qui limite la forge de nouveaux citoyens et qui rationne l’energon, l’énergie qui alimente chacun d’eux et est aussi source de leur pouvoir. En prévision d’une assemblée des Ascenticons qui pourrait tourner à l’émeute, un des responsables du pourvoir en place que sont les Autobots rencontrent le chef des contestataires. Ils sont amis de longue date mais opposés en tout et rien ne ressort de cette entrevue entre Orion l’archiviste qui n’est pas encore appelé Optimus Prime et le chef rebelle Mégatron. Pire que cela, lors du meeting Ascenticon, une tentative d’attentat sur la personne de Mégatron a lieu. La situation politique devient explosive !

Alors fallait-il en plus de cela que le jeune Rubble découvre le cadavre de Brainstorm ? Ça n’avait pas eu lieu depuis des centaines de mégacycles sur Cybertron, alors qui donc avait commis un assassinat et pourquoi ?

Qu’est ce qu’on en pense sur Comics have the Power ?

On ne va pas y aller par quatre chemins : C’est une franche réussite ! Que ce soit en matière d’initiation à cet univers ou simplement de récit, ce Transformers volume 1 remplit parfaitement son rôle.

La trame scénaristique étant menée en partie en suivant un « robot enfant » on découvre par ses yeux la planète Cyberton et le fonctionnement de cette société à part mais avec finalement des aspects familiers. Le procédé narratif de découverte n’a rien de nouveau mais il est parfaitement employé ici si bien qu’un nouveau lecteur y prendra ses marques et qu’un connaisseur des Transformers ne succombera pas dans l’ennui pour autant.

Cet opus met également en place l’environnement sociétal du monde et ce qui s’avère tout à fait intéressant c’est que l’on est loin du concept «  les gentils contre les méchants ». Le positionnement politique des uns et des autres est justifiable et nos sympathies peuvent aller vers n’importe lequel de ces camps. On y voit cependant les prémices d’affrontements et du bouleversement de ce système par l’enchaînement d’événements qui ne pourront mener à rien de bon.


Par contre, soyons clair, que les amoureux des films de Michael Bay ne s’attendent pas à une débauche de trucs qui explosent comme après digestion d’un chili con carne. L’écriture que propose l’auteur, Brian Ruckley, est bien plus subtile et fine que les « pan-pan boum-boum » cinématographiques de Monsieur « ça explose quand je claque trop fort ma portière » ! Quant aux qualités graphiques, le travail rendu à quatre mains par Angel Hernandez et Cachét Whittitian est on ne peut plus honorable avec des décors originaux et des concepts robotiques particulièrement réussis, que ce soit dans la reprise des personnages connus ou des nouveaux.

En synthèse !

Alors voilà, ami jeune con ou ami vieux con, si toi aussi tu pensais jadis que la plénitude sexuelle t’était à jamais interdite car, pour toi qui n’es pas souple, « prendre son pied » était juste un exercice de contorsion, et bien dépasse ton ignorance et tes préjugés et jette-toi sur ce petit trésor qu’est Transformers Volume 1 !

Dragnir

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