[review] Rick and Morty vs Dungeons and Dragons tome 2 : Peinescape

En concluant mon article sur le premier volume de Rick and Morty vs Dungeons and Dragons, j’indiquais qu’il s’agissait pour moi du meilleur Rick et Morty sorti chez Hi Comics. Autant vous dire que j’attendais la sortie du deuxième tome avec la plus grande impatience. Le pari de Hi Comics est réussi car le titre est toujours aussi bon, encore un moment de franche rigolade et c’est plus que salutaire en cette période difficile.

Un résumé pour la route

Rick and Morty vs Dungeons and Dragons tome 2 est scénarisé par  Jim Zub. L’ouvrage est illustré par Troy Little et colorisé par Leonardo Ito. En France, le titre est publié par Hi Comics en 2020.

Toute la famille Smith-Jones est désormais complètement fascinée par l’univers de Donjons et Dragons au point de dépenser des sommes proprement indécentes dans les produits dérivés en tous genre. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la famille est désormais unie et passe son temps en activités communes, mais tout tourne autour de Donjons et Dragons. Un seul hic : Rick qui trouve parfaitement anormal cette intrusion massive du jeu de rôle dans la réalité. Il décide d’élucider la question et le voilà parti pour une nouvelle quête.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Après un premier tome d’initiation à Donjons et Dragons dans lequel Rick, Morty et toute la famille pénétrait dans l’univers du jeu de rôle au propre comme au figuré, cette fois, c’est le monde de Donjons et Dragons qui envahit littéralement notre réalité. Les produits dérivés, les émissions entièrement dédiées au jeu qui parasitent littéralement tous les programmes télé, D and D est partout. Par la bouche de Rick, c’est l’occasion pour Jim Zub de critiquer l’engouement et la récupération subie par certains phénomène de la pop culture et de la culture geek qui sont ensuite récupérés par le grand public et se trouvent ainsi totalement dénaturés ou détournés de l’esprit d’origine. Alors que le premier tome montrait la solitude du geek qui ne peut pas partager sa passion avec grand monde, ce deuxième volume met l’accent sur l’énervement de ce même geek devant la confiscation par le grand public de sa passion dénaturée et presque salie.

La réponse de Rick est de remonter à la source du problème : sa propre imagination, ses premiers essais de jeune rôliste maladroit. On se replonge avec Rick en 1979, alors qu’il passe ses soirées au sous-sol avec ses potes à participer à des parties endiablées de Donjons et Dragons. Jim Zub montre les balbutiements et les emportements d’un jeune Rick tout feu tout flamme qui crée des personnages pour les oublier ensuite au profit d’autres personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Ces créatures issues de son imagination décident alors de se venger de leur créateur ingrat. Pour vaincre, Rick doit alors puiser en lui pour surmonter les obstacles et finalement triompher de lui-même. Rick doit-il renier ses jeunes années ou au contraire mobiliser ses souvenirs pour trouver la ressource pour avancer et permettre à la réalité de reprendre le dessus. L’apaisement passe-t-il par la nostalgie, la revisite de soi et l’affrontement de ses propres démons ? Il semblerait bien que oui d’après Jim Zub.

Sur la forme, les dialogues sont complètement déjantés et j’ai ri un sacré compte de fois, notamment avec l’épée qui parle et qui profère des grossièretés avec gourmandise. L’une des forces de Rick et Morty étant de nous proposer des versions alternatives des personnages, on est gâtés ici avec tous les Rick issus de l’univers de Donjons et Dragons, tous plus réussis les uns que les autres. Le bestiaire qui envahit la réalité est particulièrement fourni. La partie graphique est une vraie force de ce titre, les planches sont foisonnantes de petits détails et de clins d’oeil au jeu de rôle et plus généralement à la fantasy.

Alors, convaincus ?

Et comment ! Même sans connaître grand chose à Donjons et Dragons, on peut apprécier cette aventure. Les personnages de Rick et Morty sont fidèles à eux-mêmes et, même si Rick se taille la part du lion, chaque membre de la famille est bien présent ici. Les multiples références raviront les fans de D and D tout comme les bonus ajoutés en fin de volume avec des fiches de personnages qui, pourquoi pas, pourraient vous inspirer pour une prochaine partie ?

Sonia Dollinger

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