Rick et Morty tome 8

Après un Pocket Morty consacré à une chasse endiablée aux Mortys en tous genres, retour à la série régulière avec un huitième volume placé sous le signe de l’hémoglobine avec des chapitres mettant en valeur les personnages plutôt secondaires de la famille ce qui fait notre plus grand bonheur.

Un résumé pour la route

Rick and Morty volume 8 comporte cinq chapitres et un épisode bonus. Les chapitres 1 à 4 sont scénarisés par Kyle Starks et Tiny Howards, illustrés par Marc Ellerby et colorisés par Sarah Stern. Le chapitre 5 est scénarisé par Kyle Starks tandis qu’on retrouve Katy Farina au dessinla couleur étant confiée à Rian Sygh.  Enfin, le chapitre bonus est scénarisé par Josh Trujillo, dessiné par Rii Abrego et colorisé par Sarah Stern.

Ce huitième volume sort en France chez Hi Comics en 2020

Lors d’un combat à l’école, Summer, Mini Rick et Morty mettent fin à l’existence de Coach Feratu à coup de pieu. Manque de chance, les vampires ont la mémoire longue et cherchent, un an plus tard, à venger leur camarade disparu. Entre un hommage au Dracula de Coppola et un clin d’oeil appuyé à Buffy contre les vampires, ce huitième volume réserve bien des surprises.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Les deux premiers chapitres se déroulent dans un univers vampirique qui rend hommage à tous les classiques du genre : Nosferatu, Dracula ou encore Buffy. Le scénario renverse d’ailleurs les rôles : Summer, le personnage féminin se sort très bien du traquenard et finit par mener les vampires par le bout du nez tandis que Morty, le personnage masculin, tombe immédiatement sous le charme des femmes vampires (succubes ?) et se laisse mener par ses bas instincts, se transformant immédiatement lui même en suceur de sang sans cervelle. J’avoue avoir bien aimé ce point de vue qui change des classiques de la jeune femme subjuguée par le charme intemporel d’un Dracula tandis que l’homme lutte vaillamment contre les démons. Le récit montre également des vampires adolescents au look gothique en rébellion contre des adultes attachés à une vision traditionnelle.

Dans cette histoire, toute la famille se retrouve pour aider Rick à sortir Morty et Summer des griffes de leurs ravisseurs aux dents longues. Jerry est toujours à côté de la plaque et aussi couard que d’habitude, Beth est volontaire et met beaucoup d’ardeur à aider ses enfants tandis que Rick est au centre des combats : le sang gicle et les bons mots fusent.

Le troisième chapitre a pour personnage principal Jerry et c’est toujours plaisant de voir ce personnage à la fois touchant et détestable en action. Le récit débute par un simple trajet en voiture : Jerry a besoin d’une ramette de papier et file dans la ville voisine. Evidemment rien ne se passe comme prévu : tabassé, exploiter par des dealers, menacé par un flic véreux. L’histoire est absurde du début à son dénouement et Jerry est fidèle à sa réputation de poissard.

Le quatrième chapitre nous permet de retrouver le duo infernal Rick et Morty dans une partie de Hunger Games intergalactique. Ils doivent éliminer leurs adversaires pour progresser et gagner des orbes tout en tentant de faire grimper l’audimat. Cet épisode nous vaut un feu d’artifice de transformations de Rick qui se mue en Rick Cactus ou en Rick Pizza tueur de Tortue Ninja. Cette succession de Rick fait le sel de cette histoire. Dans le récit suivant, Rick et Morty sont capturés et fait prisonniers ; ils se retrouvent au milieu de prisonniers au look improbable dont un extra terrestre à « tête de cul ». Un cliffhanger surprenant nous donne à voir un nouvel ennemi de Rick, ça promet pour la suite !

Les bonus nous emmènent chez un Rick coiffeur, sur un plateau de cinéma avec Jerry dont la main droite semble attiser les convoitises d’une multinationale ou encore dans une station de radio.

Alors, convaincus ?

Avec ce huitième tome, on reste dans le ton absurde et cynique de la série, certains récits sont plus construits que d’autres, notamment le premier consacré à l’univers vampirique. D’autres sont plus anecdotiques mais permettent d’étoffer des personnages comme Jerry ou Beth qu’il est toujours plaisant de voir à l’honneur. J’ai beaucoup apprécié l’épisode de style Hunger Games qui nous fait voir des transformations de Rick plus étonnantes les unes que les autres. On reste dans le ton propre à l’univers de Rick et Morty et on passe un très bon moment.

Sonia Dollinger

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