[review] Pocket Mortys

Pocket Mortys avait été présenté par Hi Comics dans le cadre du FCBD 2019, cet extrait, qui se présente comme une parodie des Pokemon, étant plutôt drôle, j’ai décidé de tenter l’aventure et de partir moi aussi à la chasse aux Mortys !

Un résumé pour la route

Pocket_Mortys_1Pocket Mortys, soumettez les tous est scénarisé par Tini Howard avec Marc Ellerby au dessin et Katy Farina aux couleurs. Le récit est sorti aux Etats-Unis en 2018 sous le titre Rick and Morty : pocket like you stole it. En France, Pocket Mortys sort en 2020 chez Hi Comics.

La chasse aux Mortys est ouverte ! Les Rick collectionnent les Mortys venus de toutes les dimensions pour les mener au combat les uns contre les autres afin de satisfaire leur soif de violence et pour s’enorgueillir d’avoir pu capturer les plus beaux specimens. Pourtant, rien ne va plus quand l’un des Morty se rebelle et tente de libérer ses frères de misère.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Ce volume des aventures de Rick et Morty est inspiré d’un jeu disponible sur IOS et Androïd en 2016. Ce jeu se veut lui-même une parodie des Pokemon. Le résumé est simple : les Rick s’amusent à capturer les Morty de toutes les dimensions pour les faire se bastonner entre eux. Evidemment, c’est hilarant et cela permet de voir des variétés de Rick et de Morty complètement décalées comme le désormais mythique Morty fourmis dans les yeux qui ne voit rien et devient un vrai boulet pour le Morty classique qui tente de le sauver des griffes de Rick. On rencontre aussi un Morty sirène plutôt mal en point, un Morty tchou tchou fan de trains ou encore un Morty maléfique du plus bel effet. Rick semble pris d’une frénésie de collectionnite aiguë et cherche à rassembler toutes les sortes de Mortys possibles et imaginables.

Du côté des Rick, le panel est tout aussi impressionnant avec des versions particulièrement sadiques et inquiétantes et un Rick hippie qui est mon petit chouchou. C’est d’ailleurs ce dernier, plus pacifique que ses congénères, qui explique à Morty pourquoi ce dernier se retrouve au centre d’une chasse à l’homme. Et si les opprimés d’hier étaient les oppresseurs d’aujourd’hui ? Les Rick ne font-il que reproduire les comportements dont ils ont eux-même été victimes ? Sous ses dehors cyniques et absurdes, Rick et Morty donne toujours matière à réflexion sur les comportements sociaux et c’est intéressant.

Pocket_Mortys_2

Par ailleurs, si Summer n’apparaît pas, on rencontre toutefois un troupeau de Jerry qui lui aussi est dressé pour se battre mais ils ne sont pas la propriété des Rick mais de Beth qui reproduit, elle aussi, les attitudes de son père. Le troupeau de Jerrys est tout aussi loufoque que celui des Mortys, que dire devant un Jerry nageur affublé d’une bouée…

Pour notre plus grand bonheur, on retrouve le conseil des Ricks, une grande constante de cet univers étonnant, un conseil protégé par des Mortys mutants et qui joue un rôle bien sombre dans toute cette affaire. Les références au monde des Pokemons sont nombreuses et on trouve même un tamagochi dans les mains d’un Rick comme un hommage à ces années 1990 qui traumatisaient les gamins en tentant de leur faire prendre soin d’un animal virtuel. On retrouve des jeux de mots sur les titres de chapitres qui prêtent à sourire.

Marc Ellerby fait le job avec le respect absolu des designs des personnages et un dessin dynamique. Certaines cases jouent avec bonheur sur la profusion des personnages et on se prend à passer du temps à examiner en détail toutes les sortes de Rick, de Morty ou de Jerry qui peuplent les arrière-plans. On notera au passage que Beth est la seule figure qui n’a pas de doubles, elle est unique, contrairement aux éléments masculins de la famille.

Alors, convaincus ?

Pocket Mortys joue sur la nostalgie des fans de Pokemon tout en parodiant cette licence mais respecte également les grands classiques qui font qu’on aime Rick et Morty : le cynisme des personnages – notamment Rick – les dialogues et les situations absurdes et le multivers. Rien que pour voir toutes ces sortes de personnages complètement délirants, ce récit vaut le coup d’oeil. Un franc moment de rigolade ne se refuse jamais.

Sonia Dollinger

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Moyocoyani dit :

    Je suppose que le comics est postérieur à l’application et l’adapte donc ? Il faut dire qu’elle était fort sympathique et donnait effectivement très envie d’une expansion de son univers dans la série animée (ce qui était impossible puisqu’elle revendique l’originalité) ou dans les comics, ravi donc de savoir qu’elle existe et est aussi plaisante, merci pour cette critique 🙂

    Aimé par 1 personne

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