[review] Captain Biceps Ultimate fighting volume 1

Ayant une fan de Zep à la maison, j’ai donc choisi de m’intéresser au premier volume des aventures de Captain Biceps sorti chez Glénat Comics. J’avoue que je ne connaissais pas du tout ce personnage parodique dont les aventures étaient parues auparavant dans le magazine Tchô ! La publication en intégrale est donc l’occasion pour de nouveaux lecteurs de découvrir ce balèze super musclé et aux fans de retrouver ce personnage pour leur plus grand bonheur.

Un résumé pour la route

Biceps_1Captain Biceps Ultimate fighting tome 1 reprend les aventures du personnage parues dans Tchô! Elles sont scénarisées par Zep et dessinées par Tebo. Le présent volume est sorti chez Glénat Comics en 2019.

Captain Biceps est un gros dur, un super-héros au costume rouge et or qui passe son temps à affronter des adversaires dont il triomphe invariablement : de l’affreux Heulk à l’horripilant Blindé-Man en passant par Docteur Calamar, toute un galerie de super-héros et de vilains passe entre ses poings sans jamais pouvoir vaincre le terrifiant Captain Biceps. Pourtant, le héros a un point faible : sa mère !

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Dans sa préface, Zep raconte la genèse de Captain Biceps et rend hommage à ses lectures de jeunesse : Titans, Nova, Strange et l’ensemble des publications des éditions Lug dans lesquelles paraissaient les aventures des héros Marvel. C’est de cette nostalgie et de cette appétence pour les super-héros qu’est né Captain Biceps, un personnage parodique qui va permettre à Zep et Tebo de revisiter à leur manière leurs héros et vilains préférés. Au fil des pages, on sent d’ailleurs très bien combien ils ont une bonne connaissance de l’univers Marvel ou des personnages de DC Comics dont ils changent évidemment légèrement le nom à chaque fois – Batman devient Battman, Daredevil est Daredivol – mais dont ils conservent les caractéristiques.

Biceps_2

Chaque héros ou vilain se voit confronté à Captain Biceps et chacun lui sort le grand jeu avec des super-pouvoirs impressionnants. Le Captain est toujours au bord de la défaite et la plupart de ses adversaires lui donne du fil à retordre. Pourtant, malgré tout, Captain Biceps sort toujours triomphant de ses duels grâce à son ingéniosité. Oui, ce tas de muscles sait aussi réfléchir pour se tirer de situations mal engagées et taper sur le point faible de son antagoniste : comment réduire Battman au silence ? En rayant sa précieuse Batmobile ! Comment se débarrasser d’Araignée Man ? il suffit de sortir un bon vieil aspirateur. On trouve évidemment quelques blagues bien scatophiles : pour mettre Daredivol au tapis, il suffit de saturer son odorat avec une bonne flatulence. Ce type d’humour fonctionnant assez bien sur moi, j’ai beaucoup ri à la lecture de ces petites histoires qui finissent inévitablement par la victoire de l’homme en rouge ponctuée par son cri « Captaiiiiiinnnn Biiiiiceps ! ». Sur le côté de certains pages, Zep et Tebo reviennent sur les origines et les caractéristiques des adversaires du Captain dans des petites vignettes hilarantes.

Quelques histoires placent Biceps dans son contexte familial et on voit bien qu’il n’a pas le dessus à la maison : sa mère le mène à la baguette en lui donnant à réaliser les corvées ménagères et la promenade du chien. Le Captain se cherche donc un sidekick pour l’aider dans ses tâches mais évidemment… pas les plus gratifiantes et Biceps n’est pas très cool avec lui. Il faut dire que son adolescence n’a pas été de tout repos puisque Biceps se faisait harceler par des camarades de classe parmi lesquels l’épouvantable Jésus (oui, oui, vous avez bien lu). Les amours du Captain ne sont pas non plus de tout repos et on s’aperçoit que le gros dur a finalement ses faiblesses.

Certaines pages mettent en avant des thématiques où les auteurs laissent libre cours à une imagination débridée : on peut passer en revue les véhicules des super-héros les plus étranges, les héros aux pouvoirs les plus ridicules ou inutiles, les super-héros « pas très connus » et pour cause, qui voudrait du pouvoir de Fromage-Man ou encore les super-héros « petit budget ». Aux détours de certaines pages, Zep et Tebo rendent hommage à d’autres pans de la culture populaire en mettant en scène Harrier Poutier, Monsieur Propre ou Ken, l’amoureux de Barbie. On a même une apparition de Titeuf pour compléter cette galerie de personnages hétéroclites.

Alors, convaincus ?

Sans être forcément un grand fan de Zep ou Tebo, on peut tout à fait trouver son bonheur dans cette lecture divertissante. Chaque aventure peut être lue indépendamment, ce qui permet de déguster à petite dose plutôt que d’enchaîner le volume d’une seule traite. C’est vraiment drôle et le fan de comics appréciera en plus la bonne connaissance des univers et des codes super-héroïques. Une bonne lecture détente à mettre entre (presque) toutes les mains.

Sonia Dollinger

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