[review] Rick et Morty tome 5 : Tiny Rick

Comme pour nous consoler de la rentrée qui approche, Hi Comics nous donne notre dose de Rick et Morty en cette fin du mois d’août. On retrouve avec plaisir la famille Jones -Smith avec le duo infernal formé par Rick et Morty mais les autres membres de la famille comptent bien se tailler la part du lion dans ce volume !

Un résumé pour la route

rick-and-morty_5_1Rick and Morty : Tiny Rick volume 5 comporte, comme le précédent, cinq chapitres et un épisode bonus. Les chapitres 1 à 3 sont scénarisés par Kyle Starks, illustrés par CJ Cannon et colorisés par Ryan Hill. Le chapitre 4 est également scénarisé par Starks, illustré par Marc Ellerby et colorisé par Katy Farina. Dans le cinquième chapitre, Kyle Starks cumule les rôles de scénariste et de dessinateur accompagné de Katy Farina à la couleur. Enfin, le chapitre bonus est entièrement confié à Marc Ellerby, là encore comme pour le volume précédent.

Ce cinquième volume sort en France chez Hi Comics en août 2019.

Comme à l’accoutumée, Jerry est le souffre-douleur des autres membres de la famille qui se moquent de lui et de sa couardise. Dépité, Jerry cherche du réconfort auprès d’un Rick d’une autre dimension qui semble le comprendre et le réconforter. Les voilà partis se changer les idées dans un parc d’attraction. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu et ils font une rencontre inattendue.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Tiny Rick est un très bon cru, autant le dire tout de suite ! Les trois premiers chapitres forment un tout avec l’histoire qu’on attendait tous : la rencontre avec un Jerry Smith tout puissant, sûr de lui, manipulateur et cynique. Il offre une version totalement désinhibée d’un Jerry devenu maître du monde. C’est assez jouissif de voir les rôles s’inverser : tout le monde tremble devant le nouveau Jerry et Rick, pour une fois, ne semble pas avoir de solution, son gendre d’une autre dimension ayant toujours un coup d’avance sur lui. Cependant, Beth, elle a l’air de s’accommoder d’un Jerry plus prévenant et moins geignard. Il suffit de peu de choses pour que les gens changent d’attitude à votre égard et l’estime de soi en fait partie.

rick-and-morty_5_2

Mais ce Jerry est aussi un type super pénible qui ne vit que par esprit de conquête et on a hâte de voir quels stratagèmes Rick et Morty vont bien pouvoir trouver pour se débarrasser de cet ersatz et récupérer le Jerry originel ! Allez, avouons le, voir Rick perdre un peu les pédales, voir le tribunal des Rick complètement désemparé a un petit côté méchamment réjouissant. Ces trois chapitres sont très réussis et on en redemande !

Le chapitre quatre est un hommage aux films d’horreurs en tous genres, qu’il s’agisse des films comme Alien, ayant l’espace pour décor ou des films de maisons hantées comme Amityville. Cet épisode évoque aussi les récits de bateaux hantés qui dérivent sans équipage et s’en prennent à ceux qui viennent réveiller les fantômes qui les habitent. Inévitablement, on croise également quelques clowns effrayants et on aperçoit le chiffre 666, le nombre du démon. On a aussi droit à un clin d’oeil à la comédie musicale du début des années 1980, Cat’s puisque le vaisseau fantôme croisé par Rick, Morty et Summer porte le nom de M. Mistoffelees, l’un de ses personnages principaux.

Morty pose une question intéressante aux détours des pages : et si, finalement, l’Enfer et le Paradis n’étaient que des autres dimensions ? On admire au passage l’inébranlable confiance de Morty qui, pour une fois, n’a peur de rien et en devient même inconscient des dangers, inversant les rôles avec Rick.

Le cinquième chapitre, entièrement de la main de Kyle Starks, est un pur délire mais on conserve finalement une thématique commune : comment se dépasser et parvenir à s’assumer pour pouvoir s’aimer et être aimé des autres. Le personnage de Mini Rick est génial et la bataille entre les deux Rick est un grand moment.

Les bonus sont tout aussi drôles : on voit Beth et Summer tenter de faire aussi bien que Rick et Morty avec un résultat plus qu’aléatoire. Rick essaie de rendre Morty plus sûr de lui tandis que Summer apprend la dure réalité d’un job d’été et que Jerry est une éphémère idole d’une dimension alternative.

Alors, convaincus ?

Tiny Rick est un des volumes les plus drôles de la série. On joue à fond sur le concept des dimensions alternatives qui donnent d’autres versions des personnages : Un Jerry despotique est-il pire ou meilleur qu’un Jerry mollasson ? Cette prise de pouvoir par le looser de la famille est vraiment une réussite, tout comme l’épisode avec le vaisseau fantôme, blindé de références en tous genres. Les épisodes bonus sont à mourir de rire également. On tient avec ce cinquième tome l’un des meilleurs du titre.

Sonia Dollinger

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s