[review] Dead Drop

Sur notre site, on suit régulièrement les sorties de Bliss Editions. J’ai choisi cette fois-ci Dead Drop publié le 22 février 2019 car la magnifique couverture de Raul Allén et Patricia Martin m’a attiré.

Un résumé pour la route

Dead_Drop_1Dead Drop est une série limitée en quatre épisodes qui rassemble la même équipe créative. Le scénariste Ales Kot (Zéro, Secret Avengers) est un auteur montant du comics américain mais je ne le connaissais pas tout comme le dessinateur Adam Gorham (Rocket Racoon, Black Panther) qui travaille aujourd’hui de plus en plus pour Marvel. Ces épisodes ont été publiés par Valiant aux États-Unis entre mai et août 2015 et en France par Bliss Editions en février.

A New York, dans un marché secret, on peut acheter tout ce qu’on veut dans des lieux pourtant banals. Mais, quand le produit à vendre est une arme biologique d’origine, des héros se lèvent pour éviter la catastrophe.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Ce court volume est une course contre la montre pour tenter de retrouver le virus. L’urgence est grande car les autorités n’ont que trente minutes pour éviter un attentat biologique. Les premières pages racontent une course poursuite entre X-O Manowar et une terroriste sur tout un épisode. Cependant, la réalité paraît confuse dès le début car la terroriste ne semble pas si mauvaise. J’ai d’ailleurs aimé cette partie technique sur l’espionnage – comment se déroulent des échanges dans un marché noir ou signaler une surveillance ? Pour la police, comment trouver un lieu de dépôt ? Toutes les techniques sont simples et discrète et on ne trouve aucun gadget contrairement à un James Bond. On en apprend également plus sur la menace. Le virus a été créé par les extraterrestres vignes – croisés dans X-O Manowar – est un antibiotique fait pour soigner les planètes. Dans une vision impérialiste, il a été créé pour installer un environnement adapté au peuple Vigne.

Cette série réunit une équipe inédite chez Valiant avec X-O Manowar, Archer que je connaissais déjà mais aussi Neville Alcott, le détective Cejudo et Beta-Max que je ne connaissais pas du tout. Je m’attendais à suivre un groupe mais en fait chaque épisode suit un nouvel agent. Dans le premier épisode, X-O Manowar est conforme à son image. Il est assez brutal et même maladroit dans un espace bondé alors que la fille se déplace souplement comme un gymnaste. Cette différence de déplacement est graphiquement bien rendue. Dans l’épisode deux, Archer se présente en une bulle comme un entretien d’embauche. Son hésitation, son honnêteté et sa volonté de vérité le rendent ridicules et naïf. Il parle beaucoup mais chaque personne rencontrée ne voit que son caleçon car il est parti trop vite. Le ton change suivant le héros que l’on suit – un épisode d’action pure avec Aric puis plus d’humour avec Archer et Beta-Max.

Dead_Drop_2

Tous ces héros sont commandés par Alcott mais qui est-il ? Comme dans de nombreux films d’espionnage, il faut se méfier des apparences. Alcott est trouble – dans une case, on le voit manger des mouches – alors que les terroristes ressemblent plus à de sympathiques militants altermondialistes. Dans l’épisode trois, on suit le très attachant Beta-Max – un cyborg construit dans les années 1980 qui a mal vieilli – qui est très fier de servir enfin dans l’espionnage. Mais, tout comme le naïf Archer, il est en fait un simple outil qui doit juste servir pour des rayons X. cet épisode trois marque un retournement qui change toute la perception du début. C’est le seul épisode qui ne me fait pas penser à un film. Dans l’épisode quatre, on suit l’inspectrice Cejudo qui découvre le Q.G. des ennemis et le lecteur est plongé dans une expédition interne digne d’Alien ou d’un film de virus.

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Au départ, le dessin assez brut d’Adam Gorham m’a assez surpris. Il ne cherche pas le réalisme mais des formes très simplifiée et des plages de couleur par des aplats. Cependant, j’ai été rapidement été conquis par la mise en page assez complexe. On suit la course poursuite par des plans larges mais en même temps des petites cases en focus sur quelques éléments – des armes de policier détruites, le torse du terroriste. En fin de volume, on trouve l’ensemble des couvertures alternatives mais aussi une biographie de Beta-Max. Chaque épisode intègre d’ailleurs les superbes couvertures de Raul Allén et Patricia Martin.

Alors, convaincus ?

Dead Drop est un nouveau volume distrayant qui, très prenant se lit très vite. Comme chaque série Valiant vous n’avez pas besoin de tout connaître mais c’est encore plus vrai avec cette série limitée d’action qui ne s’embarrasse pas de toute la continuité. J’ai découvert un nouveau personnage avec Beta-Max, machine tragiquement dépassée. Le début très agréable démarre fort avec la chasse au virus mais j’avoue que je n’ai rien compris au dernier épisode. Que voulait faire ce groupe du virus ? Qui a été infecté ? Il est dommage que Valiant n’ait pas laissé un ou deux épisodes de plus à Ales Kot pour mieux clore son récit.

Thomas S.

 

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