[review] Rick and Morty tome 4

Après un volume un peu en deçà des deux premiers, nous retrouvons Rick et Morty dans un quatrième tome au rythme endiablé. Rien de tel que des courses-poursuites interdimensionnelles et des combines improbables comme celles de Rick pour passer un bon moment de détente.

Un résumé pour la route

Rick_Morty_4_1Rick and Morty volume 4 comporte cinq chapitres et un épisode bonus. Les chapitres 1 à 3 sont scénarisés par Kyle Starks, illustrés par CJ Cannon et colorisés par Ryan Hill. Le chapitre 4 est également scénarisé par Starks, illustré par Marc Ellerby et colorisé par Katy Farina. Dans le cinquième chapitre, Kyle Starks cumule les rôles de scénariste et de dessinateur avec Katy Farina à la couleur. Enfin, le chapitre bonus est entièrement confié à Marc Ellerby.

Ce quatrième volume sort en France chez Hi Comics en 2019.

A peine revenus d’une aventure périlleuse, Rick et Morty se disputent dans le garage familial. Morty ne supporte plus l’égoïsme de son grand-père qui ne fait que l’utiliser à des fins personnelles sans tenir compte du danger. Morty aimerait que Rick cesse de ne penser qu’à lui et fasse preuve d’un peu d’altruisme. Il faudrait aussi pouvoir consoler Summer qui vient encore de se faire plaquer par son petit ami du moment. Voilà des tâches qui s’annoncent plus complexes que prévu !

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Rick_Morty_4_2Comme à l’habitude, le récit démarre sur les chapeaux de roue, les deux complices arrivent dans le garage de Rick par une faille interdimensionnelle et commencent déjà à s’agonir de reproches. Devant l’insistance de ses deux petits-enfants, Rick les emmène sur une planète désertique pour créer un nouveau médicament croyant ainsi les distraire. Evidemment, la fine équipe va croiser quelques ennuis et des extraterrestres plus étranges que jamais. Alors que Summer voulait être tranquille, elle tombe sous la coupe de Peacok Jones, un alien pervers et maniaque sexuel. Profitant de la naïveté de la jeune fille, il tente d’en obtenir plus qu’elle ne le souhaite. Pendant ce temps, Rick et Morty doivent affronter des robots au look de rappeurs.

Même lorsqu’il semble repenti, Rick continue ses combines pour s’enrichir et il ne faut donc pas s’étonner que son nouveau trafic de médicaments attire l’attention d’extraterrestres au look insectoïde qui vont alors le traquer sans relâche. Ce volume joue à fond sur l’inversion des valeurs entre le grand-père complètement amoral et vénal et le petit-fils altruiste et si la recette est usée jusqu’à la corde, elle marche toujours aussi bien. La rencontre improbable avec « le petit caïd Fauntleroy » est complètement délirante tout comme la création d’une armada de M. Larbin par un Rick soucieux d’assurer ses livraisons de médicaments destinés à l’enrichir et de protéger ses arrières.

Le chapitre quatre s’ouvre sur une réflexion inattendue : les objets qui nous entourent ont-ils une conscience et si oui, que peuvent-il bien penser ou ressentir à notre contact ? Mais cet épisode est aussi l’occasion pour Rick et Morty de fomenter une révolution et de renverser un monarque. Cet épisode, tous comme les trois premiers, est rythmé et réussi.

Rick_Morty_4_3Le cinquième, entièrement confié à Kyle Starks, ce qui explique la brusque rupture stylistique. Il faut le lire comme un délire personnel dans lequel Sparks imagine ce que deviendrait Morty si Rick l’avait rendu fort et musclé réalisant ainsi le rêve de chaque gamin complexé et qui n’a guère de succès dans ses tentatives de drague. Mais la réussite a toujours un prix et Morty s’en aperçoit à ses dépends. Cet épisode montre également combien Rick se pense inséparable de son petit-fils et combien il a du mal à penser qu’un jour le gamin prendra son envol. Finalement, le plus adulte n’est pas toujours celui qu’on croit !

Le bonus consiste en un mini crossover avec les personnages de Bojack Horseman, une vraie boucherie, presque au sens premier du terme dans lequel Rick est cette fois accompagné par sa fille Beth. Le second récit montre un Rick plus cynique que jamais qui organise des combats de Morty qui revêtent des formes très différentes. On assiste notamment à un combat avec un Mecha Morty. Dans la petite histoire qui suit, on imagine un Jerry parfait, ce qui hélas, reste de courte durée tandis que dans les dernières pages, le même Jerry gâche la vie du Père Noël.

Alors, convaincus ?

Les histoires contenues dans ce volume m’ont parues plus intéressantes que celles du volume précédent, plus rythmées. Le duo formé par Rick et Morty fonctionne toujours aussi bien et l’intégration des autres membres de la famille aux aventures des deux complices est vraiment bienvenue et permet aussi d’introduire un peu de variété. On retrouve de multiples références à la culture geek de Barbarella à Godzilla. Ces volumes sont un vrai régal pour les fans de la série qui prolongent ainsi leur plaisir télévisuel grâce à la lecture de ces volumes sortis chez Hi Comics !

Sonia D.

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