[Evénement] Notre première Comic Con

Une grande première : les deux membres permanents de l’équipe ont pu se rendre à Paris Comic Con, mais pas ensemble. Toutefois, nous avons pu couvrir les trois jours de convention et donner nos deux points de vue sur cet événement phare du monde des comics, voici notre ressenti par ordre chronologique !

Vendredi et Samedi : la Comic Con de Sonia

C’est ma toute première Comic Con et je suis vraiment impatiente de voir ce que donne cette convention dont les débuts furent si controversés et qui semble désormais s’installer dans le paysage des conventions. J’arrive devant la magnifique grande halle de la Villette vers 10 heures et une queue importante s’est déjà formée. Dans la file, je retrouve déjà des visages connus comme ceux de Julien Lordinator et de sa chère et tendre, ce qui présage déjà d’une bonne journée. Mes objectifs sont au nombre de trois : rencontrer des artistes, retrouver les copains et visiter les éditeurs.

Laurent_Lefeuvre
Laurent Lefeuvre et Marie-Paule

A l’heure où je pénètre à l’intérieur, inutile de compter voir Frank Miller, je m’étais déjà résignée à l’avance. Je file donc à la conférence représentation et diversité dans les comics pour écouter mon compère Yoann Zonta et l’équipe de Comicsblog. J’ai le plaisir d’y retrouver Katchoo de The Lesbiangeek. Nous décidons ensuite de faire le tour des stands des éditeurs qui sont très fréquentés : un petit bonjour chez Panini où je salue Aurélien Vivès, Mar Vell et le Commis des Comics, un coup d’œil chez Urban qui est déjà pris d’assaut, un passage chez Bliss Comics où les auteurs sont déjà à pied d’oeuvre et où la foule afflue, une bonne discussion avec Laurent Lerner des éditions Delirium dont j’apprécie les ouvrages, un petit saut chez Snorgleux et Hi Comics avant de filer chez Glénat Comics pour discuter avec Olivier Jalabert et saluer Alberto Alburquerque déjà en dédicace. J’ai aussi retrouvé avec plaisir Thierry Mornet de chez Delcourt. Les dernières sorties et les avant-premières me font de l’œil mais je tente de ne pas trop craquer – c’est lourd à transporter tous ces comics – même si je finis par prendre la couverture exclusive de Nikho chez Panini afin de la lui faire dédicacer. Elle est superbe avec son Venom et sa Jean Grey. On papote longuement avec Cyril de The Mighty Blog, Katchoo, mon Dragnir préféré tout en croisant Edmond Tourriol, le boss de chez Makma ainsi que Benjamin Viette, l’un de ses traducteurs. Franchement, ça fait un bien fou de se retrouver entre passionnés et mis à part un ou deux blogueurs qui ont un ego si démesuré qu’ils se croient autorisés à te snober jusqu’à l’impolitesse, tout le monde échange avec bonne humeur. C’est ainsi qu’au cours des deux jours, j’aurai plaisir à croiser nos amis belges MC Twhip et Jé Bear, Marti de Comics Office et Grey Pigeon de Comicsphère , le Rebeu des Bois, Remy Lebeau, Fab, de Chroniques comics, Bruce, le boss de Bruce Lit, Matt, le patron de Lescomics.fr et Chris de Comixrays entraperçu entre deux hordes de cosplayeurs. J’ai pu mettre un visage sur le nom de Maxence, j’ai revu avec grand plaisir Franck Anière de Watchtower Comics. Un peu plus tard, j’ai retrouvé mon comparse de ce week-end, Stéphane Le Troëdec, le super boss de Top Comics. C’est un sentiment agréable que de penser que tout ce petit monde forme une communauté prête à l’échange et au partage à de rares exceptions près. J’ai aussi été ravie de croiser Stayphany croisée auparavant sur facebook ainsi que Paula, de Marvel Planet, aperçue sur le stand Panini ou Siegfried Wurst, venu de sa Bourgogne, tout comme moi.

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Avec Gail Simone

Mais le cœur de ma visite, c’est l’artist alley avec des noms fabuleux : jamais je ne pensais pouvoir ne serait-ce qu’entrevoir Neal Adams, une légende absolue des comics avec lequel j’ai pu échanger rapidement. Je suis repartie avec un dessin et une photo, des étoiles plein les yeux – merci à mon pote Manu qui m’a accompagnée dans cette aventure. J’ai aussi eu l’immense privilège de pouvoir balbutier quelques mots d’admiration à Gail Simone, joviale et très indulgente avec mon anglais déplorable. Une file impressionnante se formait pour accéder à David Lloyd qui réalisait des free sketchs avec bonne humeur, le rencontrer fait aussi partie des moments intenses de cette convention. A ses côtés, c’est avec joie que j’ai retrouvé l’équipe de Komics Initiative : Mickaël Gereaume, Marie-Paule Noël et le talentueux Laurent Lefeuvre. Accompagnée de Yoann Zonta, je suis allée discuter avec Charles Soule scénariste de Letter 44 dont le dernier tome vient de sortir chez Glénat. J’ai aussi pu profiter de quelques bons moments avec Lee Garbett et Dan Jurgens ou de demander une commission à Mahmud Asrar que je rêvais de rencontrer. Et puis quand même, on pouvait discuter avec Andy Kubert en toute simplicité ou croiser Jean-Marc Lainé qui dédicace son ouvrage sur Frank Miller. Je dois aussi dire un grand merci à toute l’équipe des collectionneurs que je croise régulièrement sur les conventions et qui, toujours bienveillante, m’a permis, par ses indications, de bénéficier d’un ticket pour un free sketch d’Olivier Coipel que je rêvais vraiment de pouvoir rencontrer, chose faite grâce à sa présence sur le stand d’Album comics dont l’équipe était vraiment très sympa.

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Olivier Coipel

Sur l’artist alley, j’ai pu aller saluer sur leur stand Julien Hugonnard-Bert avec qui j’ai toujours plaisir à discuter, j’ai aussi pu admirer le travail de son prestigieux voisin Brian Stelfreeze et j’ai retrouvé Jean-Michel Ferragatti avec lequel j’ai pu discuter un peu. J’ai enfin rencontré Frank Uzan, venu d’Israël, Guillaume Prévost, Arnaud Goavec et revu Eric Van Elslande. Le samedi soir, la formidable équipe de Central Comics nous a accueillis sur son stand, ce qui m’a permis de revoir avec grand plaisir Geoffo, croisé il y a longtemps au LCF. Dans les allées, j’ai pu croiser ma chère LuckyStar avec son mari et leur pote Adi, ils étaient là en visiteurs, même si Stéphanie aurait largement mérité sa place sur l’Artist Alley. Elle a fini troisième du concours Jeunes Talents de la Comic Con. Un peu plus loin, j’ai croisé Timo, de Too Many Books, lui aussi participant au concours. Enfin, j’ai aussi aperçu avec joie Fabrice Sapolsky avec qui j’avais eu grand plaisir à échanger la semaine passée à Paris Manga.

L’équipe de Glénat Comics a pu organiser une interview avec Nicolas Petrimaux, l’auteur facétieux d’Il faut flinguer Ramirez. Un seul regret pour moi, ne pas avoir pu croiser Joëlle Jones ou pouvoir approcher les artistes Delcourt de Walking Dead ou de Spawn. Je suis d’ailleurs toujours impressionnée par les gens qui disent avoir fait le tour en une journée et que cela suffit largement. je n’ai pas eu une minute à moi sur mes deux jours et je n’ai pas fait la moitié de ce que je voulais tellement la proposition était dense et le plus triste est que je n’ai même pas pu rencontrer enfin mon Thomas !

Se promener dans les allées était parfois difficile tant la foule était dense, notamment le samedi mais les cosplays étaient vraiment souvent très réussis et ils valaient vraiment le détour pour la plupart.

En conclusion, je suis franchement ravie de ma première Comic Con qui s’impose vraiment à mes yeux parmi les meilleures conventions que j’ai pu faire. Les artistes présents étaient des personnalités de renom et tous très accessibles, les éditeurs étaient tous là avec des avant-premières et des artistes sur leur stand, les cosplays étaient superbes et les conférences toutes passionnantes et prises d’assaut. Le samedi, la foule était particulièrement dense, ce qui rendait la circulation parfois compliquée mais faut-il vraiment se plaindre du succès d’une convention ? Evidemment, les acteurs attiraient davantage que les artistes mais il en faut pour tous les goûts.

Un grand bravo à l’organisation qui a su nous offrir une vraie Comic Con digne de ce nom, avec un programme et un accueil à la hauteur. C’est certain, je serai là l’an prochain !

Sonia D.

Dimanche : le Comic Con de Thomas

Ça y est, chers lecteurs, je l’ai fait !!!

Petit jeune – on peut rêver – sans expérience, je suis allé à ma première convention comics lors du Comic Con Paris dimanche dernier. Certes, ce n’est tout à fait une première – j’ai déjà été à plusieurs festivals de bd franco-belge et des dédicaces dont mon héros Jim Lee comme le montre cette chronique sur l’Intégrale X-Men. J’étais un peu stressé avant de pénétrer ce nouvel univers. Je voulais tout d’abord saluer la très bonne organisation qui a facilité cette première fois – l’introduction dans la splendide Halle de la Villette a été très courte et fluide. Une fois à l’intérieur, il a été très facile de se repérer.

Comic_Con_1

Moins intéressé par le cinéma, j’ai donc très peu regardé ce qui se passait sur certains stands – Canal+ par exemple. Les très longues queues pour rencontrer en privé les actrices et acteurs m’ont fortement surpris. J’ai eu le plaisir et la surprise de croiser beaucoup de cosplayers dans les allées. Cela crée une ambiance très sympathique et c’est même parfois très impressionnant quand c’est fait main – un Ghost rider, et un Carnage.

Il y avait une grande diversité dans les stands et une place non négligeable pour la bd. Des stands étaient même impressionnants par leur taille et la décoration comme Urban et Panini. Il y avait foule et cela m’a fait espérer qu’ils succombent à un achat d’impulsion pour s’initier au monde des comics. J’ai simplement regretté que ces poids lourds du comics proposent peu de dédicaces surtout Panini. La très grande affluence – avec une grande diversité d’âge et d’origine – ce qui est bien moins le cas dans les festivals de bd – m’a fortement surpris mais la plupart des gens ne semblant pas venir pour les comics. Heureusement, j’ai été comblé de joie de voir que certains stands de comics étaient aussi bien remplis comme chez Bliss comics.

Je venais dans un but précis – rencontrer des acteurs et des artistes du monde des comics. Mis à part quelques exceptions, il n’y a pas de longues files pour faire signer même pour des artistes très connus comme Neal Adams. Cela permet de prendre le temps de discuter. Je suis toujours ému en voyant les pauvres auteurs qui doivent attendre le client car ils sont peu connus ou dans un coin obscur. Le contraste avec les foules se pressant pour regarder un extrait de film est souvent très injuste. Tous les artistes rencontrés ont été adorables et très disponibles – par rapport au franco-belge où j’en ai rencontré plus arrogants. On sent qu’ils ne viennent pas seulement pour remplir une tâche ingrate mais ils ont un vrai plaisir de rencontrer et discuter avec des fans.

J’ai donc eu le bonheur de passer un moment unique avec Pat Masioni et son épouse, Antonia Neyrins. On a pu évoquer son dernier projet, Urgence Niveau 3. Il m’a beaucoup appris sur la différence entre les conventions, les comics et le monde de la bd franco-belge. Malgré sa longue et prestigieuse carrière, j’ai pu facilement rencontrer Dan Jurgens qui a été extrêmement gentil et humble. Fan de Golgoth le dernier empereur, j’ai pu faire signer son dessinateur Barry Kitson en plein travail mais très aimable et disponible. Trevor Hairsine – dessinateur d’Eternity et bientôt chez DC mais chut c’est secret – m’a expliqué les origines de sa passion et son travail à Sheffield en Angleterre pour des éditeurs américains.

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Le Comic Con a aussi été l’occasion découvrir un tout petit bout de l’envers du décor. J’ai eu la chance de discuter avec Yoann, avec le Commis des comics, les éditeurs de Hi Comics !, Delirium, Snorgleux Comics et de Bliss Comics. Sur le stand de Snorlgeux comics, j’ai pu discuter avec Joe Pruett, l’éditeur d’Aftershock et scénariste de Black-Eyed Kids, de l’historique du label, de ses futurs projets et du lien entre les comics et le cinéma. Hélas, les tentations étant très fortes, j’ai vidé mon porte-monnaie bien trop vite. Par des recherches actives sur internet, je savais que les dédicaces dans les comics étaient différentes que dans la franco-belge. Je comprends totalement la logique de rémunérer le travail des auteurs surtout dans une industrie ultra-libérale et industrielle des comics mais je ne peux m’empêcher d’être réticent à demander des commissions. Je suis sans doute trop gâté. En bon Français, on ne peut s’empêcher d’être frustré parfois. Pourquoi placer l’Artist alley au-dessus, à part de la foule ? Cela permet aux passionnés d’être plus au calme mais je me suis demandé si cela n’empêchait pas les néophytes de monter.

Venant une seule journée, je n’ai hélas pas pu tout expérimenter. J’ai apprécié de retrouver des planches de Walking Dead. Comme on est toujours plus exigeant une fois la première fois passée, je serais ravi de trouver plus d’espace d’exposition la prochaine fois. Même si je suis resté peu de temps, c’était très intéressant de voir Terry Dodson commentant le travail de jeunes dessinateurs débutants. Après toutes ces rencontres, je n’aurais pas été contre un joli coin repos ou surtout de lecture. Je n’ai pas pu faire une conférence. Il semblait en avoir moins le dimanche et celle qui m’intéressait – l’avenir de l’univers Valiant – démarrait dès dix heures et je voulais repérer les lieux avant. Je regrette d’avoir été contraint de venir le dernier jour – en rupture de stock, je n’ai hélas pu dédicacer Shirtless bear fighter d’Hi comics !, ni rencontrer Sonia.

Ce fût donc une belle expérience perturbante et amusante. J’ai trouvé cette convention plus familiale, moins élitiste et avec plus d’ambiance que bien des salons de bd franco-belges. Malgré quelques petits bémols, j’ai donc été comblé et je reviendrai avec plaisir l’an prochain.

Thomas S.

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