[review] Silencio tome 2

Si vous avez m’avez suivie sur LesComics.fr, vous avez peut-être lu la review que j’avais rédigée sur le premier tome de Silencio ainsi que celle de Matt. Ni l’une ni l’autre n’étaient très encourageantes, je le reconnais bien volontiers. Avais-je été trop sévère avec ce premier fascicule, la suite me donnerait-elle tort ?

Un résumé pour la route

Silencio_2_1Silencio est scénarisé par Waxx et illustré par Gabriel Germain. Le titre sort chez Glénat en 2018.

Dans le pénitencier du comté de Los Angeles, le nouvel arrivant reste muré dans son silence. Seuls les matches de basket semblent retenir son attention. Mais il reste désespérément mutique sur le banc de touche, à l’écart de tous les groupes constitués. Pourtant, un accident sur le terrain va bouleverser l’ordre des choses et mettre le jeune taulard muet sur le devant de la scène.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Parlons en premier lieu du format : nous avons ici à faire à un fascicule souple qui rappelle les publications américaines ce qui est, à mon sens, une bonne idée, plutôt sympathique et le design de la couverture dotée, qui plus est d’un petit effet relief, est très réussi et donne véritablement envie de se saisir du titre.

Silencio_2_2Si l’on se concentre sur l’histoire en elle-même, on retrouve dans ce deuxième volume exactement les mêmes traits qu’on avait relevés dans le premier tome : Waxx poursuit son récit sans nous offrir ni surprise ni rebondissement, on pourrait presque prévoir ce qui va se produire d’une page à l’autre. L’insertion de flash-back n’échappe pas à la règle, le héros silencieux est évidemment pris dans une combine et se fait prendre au cours d’un voyage illicite qui a mal tourné. Quant à sa vie en prison, notre Silencio est pris écartelé entre plusieurs factions et exacerbe les tensions et les jalousies au sein même de certaines équipes. Evidemment, il est sur le banc de touche, évidemment un accident arrive et évidemment notre taulard silencieux est un génie du basket. Bref, rien de bien novateur même si on ne peut pas dire que ce soit mal écrit, c’est juste un peu téléphoné et déjà vu et revu.

Graphiquement, j’aime beaucoup le style de Gabriel Germain qui continue à s’affirmer comme la grande force du titre. Le découpage de ses planches est dynamique et permet de donner un rythme soutenu au récit. Ses personnages sont expressifs et, malgré la présence de communautés différentes au sein de la prison, Gabriel Germain évite les clichés et les caricatures ce qui n’est pas un exercice facile dans ce type de récit. On peut seulement regretter le manque de décors dans les cases dont l’action se déroule en prison mais Germain se concentre sur le geste et sur la technique, le décor est donc un peu moins nécessaire et viendrait peut-être parasiter cette volonté de mettre en avant la gestuelle sportive.

Alors, convaincus ?

Ma conclusion sera la même que pour le tome précédent : si vous cherchez l’étonnement et la surprise, vous ne trouverez pas votre compte avec ce deuxième volume qui rassemble les mêmes défauts que le précédent. Le vrai bon point de ce titre sont les dessins de Gabriel Germain qui a, certes, une marge de progression mais qui possède déjà son style bien à lui, un style qui sied très bien à ce récit sportif et nerveux. Pour le reste, à vous de voir si vous souhaitez lire une énième histoire de prison avec un énième match qui cristallise toutes les tensions et résout tous les problèmes.

Sonia D.

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