[review] Rick and Morty tome 2

Hi Comics poursuit la publication du titre Rick and Morty. Après un premier tome plutôt réussi qui permettait de retrouver avec bonheur le ton et l’esprit de la série animée, Zac Gorman et CJ Cannon repartent de plus belle avec ce deuxième volume, nous revoici plongés dans les aventures délirantes des deux compères les plus déjantés du multivers.

Un résumé pour la route

Rick_Morty_Hi_ComicsRick and Morty tome 2 est scénarisé par Zac Gorman. On retrouve CJ Cannon au dessin ainsi que le coloriste Ryan Hill et Cat Farris à l’encrage pour les trois premiers chapitres. Le chapitre quatre est dessiné par Andrew Maclean avec Nick Filardi à la couleur. Pour le cinquième chapitre, Zac Gorman assure le scénario et le dessin avec le coloriste Ryan Hill tandis que Marc Ellerby prend entièrement en charge l’épisode bonus. Le titre est sorti aux Etats-Unis en 2015. En France, c’est l’éditeur Hi Comics qui publie ce volume en 2018.

Dans un univers parallèle, un personnage masqué dicte ses ordres à ses sbires apeurés. Il s’agit visiblement de créer une arme capable de changer totalement le destin du multivers. Tandis qu’ils se chamaillent comme d’habitude, Rick et Morty sont victimes d’un monstre vert et visqueux qui n’a qu’un seul but : les supprimer !

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Rick_Morty_Hi_Comics_1Si vous avez lu notre précédente chronique ou si vous êtes un fan assidu de la série animée, vous êtes donc un familier du concept de multivers qui régit la plupart des aventures de Rick et Morty. C’est à nouveau sur ce concept que Zac Gorman s’appuie pour son récit d’ouverture. Les univers parallèles n’agissent pas ici indépendamment les uns des autres, ils sont tous connectés et, dans chacun d’entre eux, Rick et Morty jouent un rôle prépondérant. Il est d’ailleurs amusant de constater que, dans la plupart des mondes alternatifs, les Rick et les Morty sont souvent au pouvoir ou ont une fonction majeure alors que dans le nôtre, ils bricolent dans leur garage et n’ont qu’une seule envie, celle de s’enfuir et d’explorer les multiples facettes du multivers, une belle métaphore de notre société et de notre volonté d’aventure, qu’on ne peut exprimer que dans nos rêves les plus fous ou à travers des dérivatifs virtuels.

Zac Gorman nous propose ici une vision neuve : que serait un monde sans Rick ? Difficile à imaginer tant ce personnage prend de place, tellement qu’il en éclipse les autres membres de la famille, y compris son fidèle Morty. Ce premier récit est très réussi et plaira aux fans qui aiment se balader à travers des mondes aussi bien loufoques qu’effrayants. Suspense, retournements de situation, humour trash sont au rendez-vous et si tout rentre dans l’ordre à la fin, nos héros sont toutefois plutôt bouleversés dans leurs certitudes.

Rick_Morty_Hi_Comics_3J’avoue avoir un peu moins accroché à l’histoire suivante dont Rick et Morty ne sont pas les protagonistes principaux et dont je n’ai pas trop perçu l’intérêt, le récit fait un peu remplissage et me paraît assez dispensable. Le chapitre cinq renoue par contre avec le côté trash de la série dans un style graphique qui rappelle un peu celui de Joann Sfar, ce qui ajoute au côté inquiétant de l’histoire. Rick et Morty vont même y rencontrer un dieu plutôt surprenant et se trouver pris dans une aventure digne d’un bon film d’horreur.

Ce volume se clôt par trois récits très courts, l’un plutôt sérieux dans lequel Morty se questionne sur la mort et où il est question d’Alf (oui, oui, l’extra-terrestre en peluche mangeur de chats), un autre plutôt drôle dans lequel Jerry et Rick sont potes (improbable mais vrai !) et le dernier qui rend hommage au fameux récit du noël de Mister Scrooge si souvent repris dans la culture populaire américaine.

Alors, verdict ?

Ce deuxième volume se situe dans la droite ligne du premier et joue avec le multivers à un rythme endiablé, on retrouve le questionnement habituel sur le rôle et le positionnement de chacun dans un environnement différent du nôtre, sur l’impact des actions des uns et des autres. Zac Gorman profite de ces épisodes pour poser la question de la mort, des angoisses qu’elle génère et alterne ces thématiques graves avec des histoires beaucoup plus légères. Le scénariste expérimente différents tons et joue aussi bien avec l’humour qu’avec le gore. On perd parfois un peu le rythme avec certains récits dans lesquels on entre moins facilement mais l’esprit Rick et Morty est toujours bien présent pour notre plus grand bonheur.

Sonia D.

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