[review] Aliens Perdition

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Les éditions Wetta publient régulièrement des titres Alien pour notre plus grand bonheur. J’avais pris plaisir à lire Aliens Xenologie, un petit opuscule composé de nouvelles mettant en avant ces monstres qui font désormais partie de notre inconscient collectif. La couverture d’Aliens Perdition de James Stokoe donnant fortement envie de feuilleter l’ouvrage, je me suis donc replongée dans l’espace, là où personne ne vous entend crier !

Un résumé pour la route

Aliens Perdition est scénarisé et illustré par James Stokoe. Le titre est sorti aux Etats-Unis chez Dark Horse sous le titre Aliens : Dead Orbit. En France, l’ouvrage sort aux éditions Wetta en 2018.

Au cœur de la station de ravitaillement Sphacteria 284255 de la Weyland-Yutani, un homme reste seul sur son siège à fixer un écran sur lequel défile un compte à rebours. Mû par une pensée secrète, il s’équipe d’un scaphandre et sort du vaisseau, contemplant  d’un air nostalgique une navette, perdue au loin, dans l’orbite de Pylos. Pourquoi cet homme se retrouve-t-il seul dans un endroit aussi immense ?

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

Aliens Perdition comme par un tableau sublime et muet montrant un vaisseau immense en train de se déliter et de partir en lambeaux. Peu à peu, L’auteur zoome sur la cabine de pilotage dans laquelle se morfond un homme seul qui fixe un ordinateur où défile un compte à rebours. Pas un mot ! Seule la toux de l’individu et une sonnerie stridente rompent un silence de plomb. Le vaisseau parle mais l’homme se tait et contemple le vide qui l’entoure d’un air sombre et mélancolique.

Ces quelques cases résument assez bien l’ensemble de l’ouvrage. James Stokoe choisit une économie de mots et offre un récit dense et taiseux comme si, devant l’immensité spatiale et l’horreur qui l’entoure, l’humain n’a pour solution que le silence.

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Après ce long tableau qui rappelle un peu la visite du Nostromo dans laquelle Ridley Scott nous entraîne dans Alien : le huitième passager, Stokoe embarque son lecteur dans des flash-back qui expliquent la situation présente. Aliens Perdition présente d’ailleurs un grand nombre de similitudes avec le premier film mettant en scène les xénomorphes. L’équipage hétéroclite du Sphacteria reçoit un signal en forme de SOS et certains de ses membres se rendent sur un vaisseau qui semble désert jusqu’à ce qu’ils trouvent dans des capsules trois individus. Comme l’équipage du Nostromo, celui du Sphacteria ignore les précautions de quarantaine et fait entrer en son sein des individus infectés. On assiste à la double naissance violente de deux magnifiques chestbursters qui se défilent dans une scène presque similaire à celle du film. On alterne ensuite courses poursuites d’un grand dynamisme, parties de cache-cache anxiogènes et massacres sanglants.

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Les planches de Stokoe sont vraiment magnifiques, ses créatures sont majestueuses et la naissance des Aliens est effrayante de réalisme et somptueuse. Il excelle également dans ses décors de vaisseaux encombrés et ses paysages spatiaux. La manière dont les Xenomorphes surgissent est aussi perturbante dans ce titre que dans les films… évidemment, on s’y attend, mais ça marche à tous les coups.

Alors, convaincus ?

Avec Aliens Perdition, James Stokoe reprend les recettes qui font le succès des récits mettant en scène ces terribles tueurs de l’espace. On y retrouve donc tout ce qu’on s’attend à trouver dans un tel titre : un équipage imprudent, des xénomorphes assoiffés de sang qui exterminent toute trace d’humanité sur leur passage, un décor spatial très réussi. James Stokoe maîtrise bien la mythologie de la licence et son style graphique fonctionne très bien, notamment dans des pleines pages dynamiques et effrayantes.

Si le scénario ne dévoile pas de grandes surprises, James Stokoe livre un titre agréable, de belle facture et qui plaira sans nulle doute aux fans de la licence Alien, sans pour autant rebuter un néophyte. Ne serait-ce que pour sa beauté, ce titre vaut la peine car c’est une belle claque graphique qu’on se prend à chaque page !

Sonia D.

 

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