[review] Bad Ass Kitty Kitty Kill Kill

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Les fans de Bad Ass ont de quoi se réjouir avec la sortie de Kitty Kitty Kill Kill, un spin-off consacré à Amadeus Kitty, un personnage qui terrorise les populations… en jouant du violon. L’atmosphère déjantée des volumes précédents semble toujours présente, allons vérifier !

Un résumé pour la route

bad_Ass_Kitty_Kitty_Kill_Kill_DelcourtBad Ass Kitty Kitty Kill Kill est scénarisé par Herik Hanna, présent depuis le débit sur la série tandis que les illustrations sont confiées cette fois à Julien Motteler. Le titre sort chez Delcourt en mai 2018.

Amadeus Kitty est une voleuse hors pair qui travaille pour les plus grands criminels de Roman City. Un mystérieux commanditaire lui donne pour mission de dérober un grimoire magique au Musée d’histoire naturelle. Alors que tout se déroule comme prévu, une bande de super-criminels débarque et provoque un chaos indescriptible.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

S’il est présent sur la couverture aux côtés d’Amadeus Kitty, Dead End n’est pas le personnage principal de ce volume. Le lecteur fait, en effet, plus ample connaissance avec la terrible joueuse de violon en découvrant ses origines ce qui est toujours une bonne idée puisque cela permet de s’attacher un peu plus à cette jeune femme virevoltante. Amadeus Kitty fait immanquablement penser à Catwoman, un personnage attachant mais qui penche plutôt du côté du mal puisqu’elles ont le même profil de voleur professionnelle qui ne trouve son plaisir que dans l’exercice de cette activité.

bad_Ass_Kitty_Kitty_Kill_Kill_Delcourt_1Mais attention, avec Bad Ass, on n’est pas dans un comics sombre mais plutôt dans une parodie fort bien dosée et hyper référencée qui glisse de nombreuses références à la culture pop’ aussi bien en faisant des clins d’œil assumés à l’agence Tout-Risque avec Miss-T qu’à Alien -si, si, cherchez bien dans les ouvrages de la bibliothèque sur la première page – ou à Alan Moore. Herik Hanna utilise également les codes de l’heroïc-fantasy en faisant intervenir Arthur et Excalibur, les références à la culture zombie ou encore à la magie. On pourrait croire que cet amoncellement créerait de la confusion mais il est, au contraire, source de bons moments de rire et on s’amuse à noter toutes ces références avec plaisir. L’hommage de Julien Motteler à Frank Frazetta est un bel exemple des influences sous lequel se placent les artistes. Tout, jusqu’au titre qui fait sans doute référence à Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! vous pousse à regarder chaque détail, aussi bien dans le texte que dans les cases où se cachent de multiples petits indices. Son Dredd est, par exemple, un vrai bijou.

Amadeus Kitty est parfois sans pitié, notamment pour les bourgeois aisés qui évoluent dans les inaugurations d’exposition, dont l’auteur fait une description à peine exagérée et tellement jouissive ! Les amateurs de la série Bad Ass retrouveront avec grand plaisir le personnage cynique de Jack Parks, alias Dead End, qui vient jeter encore plus de confusion dans un conflit qui n’en manque pas ! On ne sait plus au milieu de tout cela qui est un vrai méchant et qui pourrait mériter le qualificatif de héros et le lecteur se prend d’affection pour chacun des protagonistes. La résolution de l’énigme et la révélation de l’identité du super-vilain deus ex machina est alambiquée à souhait, moquant avec brio les scenari qui se veulent trop complexes.

bad_Ass_Kitty_Kitty_Kill_Kill_Delcourt_2Graphiquement, Bad Ass est, là aussi, une belle réussite. Le trait de Julien Motteler est très dynamique et convient parfaitement aux scènes d’action et aux cavalcades nombreuses qui parsèment ce volume. Les décors sont foisonnants et permettent au dessinateur de multiplier les citations à tous les univers qui lui sont chers. Il présente des références à des artistes comme Tyler Crook ou Skottie Young mais aussi des maîtres comme Frazetta, tout en montrant une grande maîtrise dans le mouvement et offre de la prestance à ces personnages. Je suis très fan de ce type de comics dans lequel il faut chercher le moindre détail et j’ai été fort bien servie ici !

Alors, convaincus ?

Amateurs de titres parodiques, déjantés, cyniques et donc drôles, vous voilà servis. Si vous avez déjà lu les autres tomes de Bad Ass, vous retrouverez cet univers avec le plus grand des bonheurs. Rassurons également les lecteurs qui souhaiteraient commencer par ce volume, vous ne serez pas du tout perdus et ce titre peut se lire sans le reste de la série. Mon conseil est de vraiment profiter pleinement de votre lecture en regardant vraiment dans chaque recoin de la moindre case. Loin d’être seulement un ouvrage parodique, Bad Ass Kitty Kitty Kill Kill est un hymne à la culture pop’ qui vous donne le sourire pour toute la journée !

Sonia D.

 

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