[Review] L’Intrépide

Spectatrice de Game One, je connaissais bien évidemment Marcus pour ses émissions sur la chaîne et ayant découvert qu’il était fan de comics, j’ai suivi de loin toute l’aventure de l’Intrépide.

Voir l’engouement né autour de ce personnage crée par le jeune Marcus alors qu’il avait dix ans était vraiment sympa à observer. J’imagine le bonheur que l’animateur a du ressentir quand de nombreux fans et dessinateurs ont souhaité donné vie au héros qu’il avait imaginé il y a…longtemps !

J’avais acheté l’Intrépide à sa sortie mais, comme de nombreux comics, il attendait sur ma pile de lectures en retard. L’occasion m’ayant été donnée de me rendre au prochain Toulouse Game Show où Marcus devrait se trouver, j’ai exhumé l’ouvrage et j’ai bien fait !

Un résumé pour la route

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L’Intrépide est sorti chez Ankama en 2014. Le titre est scénarisé par Marcus et Rémi Guérin tandis que Guillaume Lapeyre se charge du dessin et de l’encrage. La couleur est due à  Julien Nido.

Paris, 2013. Alors que le quartier des Halles fourmille d’occupations, un jeune type en costume s’écrase au pied du Centre Pompidou. Complètement dérouté, l’Intrépide, notre héros, ne reconnait rien et pense que la capitale française a été victime d’une invasion extra-terrestre. Ne sachant pas très bien ce qui lui arrive, il file vers son seul point d’ancrage connu, l’endroit qui le rassure : l’appartement de sa Mémé. Mais sera-t-elle toujours là ? Et qui a projeté l’Intrépide dans ce Paris inconnu ?

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

L’Intrépide est la matérialisation d’un rêve d’enfant, Guillaume Lapeyre a repris les costumes imaginés par Marcus lorsqu’il était gosse et donné vie à l’Intrépide et sa Némésis le Voleur vert. On peut lire ce titre comme un divertissement sans prise de tête, le rythme est enlevé, les actions se succèdent et l’ouvrage reprend beaucoup de codes des comics que nous connaissons.

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©Ankama éditions

On y trouve un jeune héros un peu naïf mais plein de bonne volonté qui vit chez sa grand-mère. En cela, l’Intrépide rappelle un peu Peter Parker et son alter ego Spider-Man dont Marcus était fan. Ce premier tome dévoile également les origines des super-pouvoirs de notre héros, des origines étrangement liées à…Marie Curie. Le look de l’Intrépide est celui d’un héros classique : masqué, avec une cape. Il cumule plusieurs atouts puisqu’il semble doté d’une force hors du commun et qu’il vole. La façon dont l’Intrépide obtient certaines aptitudes me fait penser d’une certaine manière à Tony Chu tout comme la partie graphique d’ailleurs.

Les deux scénaristes, Marcus et Rémi Guérin, utilisent aussi les voyages temporels puisque l’Intrépide est ballotté aussi bien dans le futur que dans les époques les plus reculées par son impitoyable adversaire, un Voleur vert qui reste très mystérieux. On ne sait rien de ses motivations, seule sa haine envers l’Intrépide est palpable et tenace.

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©Ankama éditions

L’utilisation d’un vocabulaire soutenu confère à l’ensemble un charme désuet auquel je suis sensible puisqu’il me rappelle celui des comics de ma jeunesse mais c’est aussi celui que Marcus utilise, on peut donc y voir une forme d’autodérision rafraîchissante. Gageons que le papa de l’Intrépide n’aime pas plus le Centre Pompidou que son héros ! La narration offerte par Rémi Guérin est fluide et ce premier tome est loin de tout dévoiler laissant planer bien des interrogations.

Graphiquement, Guillaume Lapeyre livre des planches d’un réel dynamisme qui donnent une impression de mouvement incessant. On est loin d’un titre statique et sans vie : les voyages dans le temps, les combats s’enchaînent et les personnages sont très vivants. L’idée d’alterner les planches couleurs et le sépia qui renvoie aux origines du héros est plutôt bonne et on peut saluer le travail de Julien Nido sur la colorisation.

Alors, convaincus ?

L’Intrépide est un comic-book sans autre prétention que de donner vie au rêve d’un petit garçon fan de super-héros. S’il l’on pouvait craindre un titre commercial jouant sur la notoriété de son créateur dans le monde des gamers, on est vite rassurés par une écriture vive et drôle et un dessin qui rehausse le plaisir de la lecture. Le cliffhanger nous laisse sur notre faim et on attend donc une suite qui révélera peut-être qui est le Voleur vert et pourquoi il déteste tant l’Intrépide…et pourquoi ce dernier vit toujours chez Mémé ?

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