[Review] Ninjak

Depuis le printemps, Bliss Comics enchaîne les sorties reprenant les titres Valiant et offrant un large panel qui se dévoile petit à petit sous nos yeux de lecteurs déjà avertis ou de lecteurs aux yeux tout neufs, dont je fais partie. En effet, lorsque Panini a cessé les publications Valiant, je venais à peine de m’y mettre, je reste donc novice et découvre les publications Bliss comics avec curiosité, aidée en cela par le prix très attractif de lancement des tomes 1 de chaque titre.

Voici le moment de tester Ninjak dont j’ignorais à peu près tout, hormis son apparition dans The Valiant, un récit que j’ai littéralement dévoré. J’avoue pourtant ne pas être très adepte de ninjas, c’est pourquoi j’ouvrais le volume avec une petite appréhension toutefois vite dissipée à la lecture de ce titre.

Un résumé pour la route

ninjak-tome-1Ninjak a pour scénariste Matt Kindt que l’on a pu voir comme scénariste chez Valiant sur Divinity  et co-scénariste sur The Valiant. La partie graphique est assurée par Clay Mann avec une apparition de Juan José Ryp et Marguerite Sauvage sur le quatrième chapitre. Ce premier volume sorti en France chez Bliss Comics en 2016 sous le titre L’Armurerie regroupe les cinq premiers numéros sortis aux Etats-Unis en 2015.

Après une enfance loin d’être facile, Colin King est recruté par MI-6 intégrant ainsi les services secrets britanniques. En faisant son apprentissage sur le terrain, il début une liaison avec son instructrice, ce qui est formellement interdit. Bien des années plus tard, Colin King est devenu Ninjak, un espion furtif, expert en techniques de combat, envoyé sur une mission d’infiltration des plus périlleuses.

On en dit quoi sur Comics have the Power ?

En ouvrant Ninjak, j’ai tout d’abord été surprise car je ne m’attendais pas du tout à ce que le personnage principal soit un espion du MI-6, une sorte de James Bond dont on suit les premiers pas aux côtés de son instructrice. Loin d’être sûr de lui, Colin King trébuche, commet des erreurs et paie très lourdement le prix de ses échecs. Contrairement à son homologue, Ninjak n’est pas un 007 aguerri et ce n’est pas non plus totalement un bourreau des cœurs puisqu’il tombe éperdument amoureux de sa supérieure enfreignant ainsi les règles strictes du MI-6. La comparaison avec le héros de Ian Fleming est flagrante et particulièrement agréable quand on apprécie ce type de récit rythmé d’espionnage et d’infiltration, ce qui est mon cas.

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Ce premier volume permet aussi de plonger dans l’enfance traumatique de Colin King, un gosse de riche dont les parents sont soit absents soit vraiment traumatisants (à peine moins que le majordome qui ne ressemble pas du tout à Alfred, le protecteur de Bruce Wayne). Rien ne semblait prédisposer le petit Colin à devenir Ninjak et, dans ce premier volume, la manière dont le jeune agent secret devient un assassin hors pair doté de capacités hors du commun et d’un arsenal sophistiqué et meurtrier, reste un mystère. Notre curiosité devra donc patienter jusqu’au volume suivant !

Le récit passe donc par des phases se déroulant dans le présent où Colin King est devenu Ninjak et doit infiltrer et détruire les Sept Ombres, une organisation secrète passée maître dans le trafic des armes les plus complexes et les plus chères. Ninjak est aux prises avec les séides des Sept Ombres, notamment une redoutable adversaire du nom de Roku, aussi redoutable que lui dans la maîtrise des arts martiaux. Ce début d’affrontement plante le décor et marque le début d’une aventure qui semble avoir des ramifications jusque dans les origines de notre héros.

ninjak-2Entre ces phases d’infiltration et de combat, Matt Kindt place des retours dans le temps alternant le récit de l’enfance perturbée de Colin King et son apprentissage en tant que jeune agent secret qu’on retrouve dans des chapitres intitulés « dossiers secrets ». Ces différents moments scandant l’histoire principale ménagent le suspense et donnent vraiment envie de poursuivre sa lecture. Colin est un personnage plutôt attachant et le scénariste réussit à conserver l’aspect humain sous le costume du ninja.

Graphiquement, le style de Clay Mann est dynamique, la composition des planches suit parfaitement bien le récit avec des pleines pages très soignées mettant en avant les sujets et leur donnant de la prestance et des cases au découpage tantôt classique – pour la partie dossiers secrets – tantôt plus inventif en particulier pour les scènes d’action. Retrouver Juan José Ryp est également un réel plaisir tout comme Marguerite Sauvage qui livre une couverture alternative aux relents symbolistes de toute beauté.

Sur le plan éditorial, Bliss Comics continue à fournir un travail soigné avec un volume de belle facture, chapitré et augmenté de couvertures alternatives et de reproductions de planches emblématiques qui permettent de contempler non seulement le travail du dessinateur mais également celui de l’encreur Seth Mann.

Alors, convaincus ?

ninjak-1Ninjak est un titre qui comblera plusieurs catégories de lecteurs : ceux qui veulent des combats entre maîtres des arts martiaux et manieurs de sabres et autres seront comblés, les Sept Ombres se composent de redoutables shinobis et Ninjak exprime tout son talent en virevoltant katana à la main. Les amateurs de série d’espionnage trouveront également leur compte dans ce volume avec un Colin King qui n’a rien à envier à James Bond. Ceux qui aiment les héros torturés apprécieront les flash-back sur la jeunesse du personnage.

La lecture de ce premier tome de Ninjak a donc été pour moi un vrai plaisir et alors que je ne m’attendais pas spécialement à accrocher sur ce titre, j’ai désormais hâte d’avoir la suite en mains pour en savoir plus sur Colin King et sur les Sept Ombres et leurs ramifications. Rendez-vous en février 2017 pour le tome 2 !

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. wildstorm dit :

    Ton article donne envie (comme souvent). Les couvertures sont en plus à tomber (avec la variant spécial fnac de mémoire). J’ai déjà feuilleté rapidement, je suis moins conquis à l’intérieur mais rien de bloquant. Mais je ne m’y risque pas maintenant. Au niveau lecture, je suis encore débordé actuellement 🙂 J’ai peut-être envie d’attendre plusieurs volumes pour voir comment cela se comporte sur la longueur.

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