Forever young : Lazarus 4

Parmi les titres phares sortis chez Glénat Comics, on peut noter un certain nombre d’ouvrages mettant en avant des personnages féminins de caractère, c’est le cas dans Infinite Loop ou de Bitch Planète, deux titres qui ont beaucoup fait parler ou dans Pretty Deadly par exemple.

Lazarus fait partie de cette même veine puisque la figure centrale de ce comics, Forever, est une femme, sans pitié en apparence, mais qui est bien plus complexe qu’elle ne le laisse paraître au premier abord. J’ai déjà pu vous dire ce que j’ai pensé des trois premiers tomes chez Bruce Lit. C’est donc le quatrième volume qui fait l’objet de la présente review.

Un p’tit résumé pour la route :

lazarus_1Lazarus est scénarisé par Greg Rucka et dessiné par Michael Lark qui assure également l’encrage avec Tyler Boss. La colorisation est l’oeuvre de Santi Arcas. Le titre est sorti chez Glénat Comics en 2016.

Le conclave est un échec et le monde est en guerre. La famille Carlyle et ses alliés sont opposés au clan Hock qui peut lui aussi sur les familles qui lui sont affidées. Le combat est d’autant plus incertain que le patriarche des Carlyle, Malcolm lutte contre la mort après avoir été empoisonné par Hock. La puissance des Carlyle vacille, l’empire familial va-t-il s’effondrer ?

Et on en dit quoi sur Comics have the Power ?

Lazarus est une série qui fait évoluer ses personnages dans un monde dystopique. Greg Rucka a redessiné le monde qu’il a réparti entre des clans familiaux ayant tous leurs particularités. Ce volume se penche un peu plus sur le territoire du docteur Hock qui tient sa population en lui faisant avaler des gélules dont on ne connait pas la teneur. L’ambiance pourrait évoquer un mélange du 1984 d’Orwell et de Soleil vert.

Les tractations politiques se poursuivent dans ce volume, Rucka donne au fil des tomes de véritables leçons de diplomatie et de stratégie civile et militaire. Ce jeu complexe des alliances fragiles se tisse d’un tome à l’autre avec subtilité, chaque famille ayant ses points forts ou ses faiblesses.

Les femmes sont encore au cœur du récit avec la figure de Forever Carlyle, le Lazare de la famille, la guerrière indomptable qui arrive au moment où tout semble perdu. Ce quatrième volume montre une Forever à la fois impitoyable et fragile et le cliffhanger très bien amené nous promet encore bien des bouleversements pour la suite.

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Quand la diplomatie ne suffit plus

L’espionnage industriel et l’armement biologique est également évoqué à travers la figure d’une religieuse espionne. La personnalité de cette femme, tiraillée entre son devoir, ses doutes et sa foi est assez attachante. Rucka ajoute avec justesse une réflexion sur l’utilité et la solidité de la croyance en une divinité en temps de guerre.

Graphiquement, on retrouve les qualités démontrées par Michael Lark sur Daredevil ou Gotham Central : des personnages torturés chez qui la sérénité est totalement absente, des ambiances noires ou glauques renforcées par une colorisation qui offre à l’ensemble une touche sombre et poisseuse.

Alors ? Convaincus ?

Ayant apprécié les trois volumes précédents, ce quatrième tome ne m’a absolument pas déçue. Il ne faudra pas s’étonner, au delà de la continuité générale, de voir certains aspects laissés de côté et d’autres mis en avant. Rucka introduit de nouveaux éléments à chaque tome, ce qui peut dérouter mais qui permet de mettre l’accent ou de creuser certains détails qui auront sans nulle doute leur importance par la suite.

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Le poids des mots…

Tout comme les tractations diplomatiques, Lazarus est un récit qui prend son temps et c’est justement ce qui me plait : on prend le temps de se familiariser avec les familles, les territoires, les enjeux. Lazarus est un vrai traité de géopolitique plutôt bien fait et Rucka sait tellement soigner ses cliffhanger qu’on attend la suite avec une grande impatience !

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